Antoine Galland et l’Orient des savants

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Date limite :
Lundi, 15 juin, 2015
Equipe de recherche :

Colloque « Antoine Galland et l’Orient des savants »

Paris, 3-4 décembre 2015
 
Académie des Inscriptions et Belles-Lettres  - Institut National des Langues et Civilisations Orientales (CERMOM, projet ANR MSFIMA) – Société asiatique
 
Appel  à  communication
 
Parmi les savants qui ont marqué l’histoire de l’orientalisme, Antoine Galland (1646-1715) représente sans doute l’une des figures les plus remarquables et les plus attachantes.  Il a laissé un nombre important de travaux, a tenu au quotidien un  journal et accompli  de longs voyages dans l’empire ottoman. Mais il suffit ici de rappeler deux écrits, assez différents l’un de l’autre, pour donner une idée de sa culture, de sa vision et de son impact sur ses contemporains : d’une part, son « Discours pour servir de préface », dans  la Bibliothèque orientale, ou Dictionnaire universel contenant généralement tout ce qui regarde la connaissance des peuples de l'Orient, ouvrage de référence de  Barthélemy d'Herbelot (m. 1695), publié après deux années de travail en 1697 par Antoine Galland (voir http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k82422h) ; d’autre part, ses Mille et une nuits, Contes arabes, dont il a assuré la première traduction de 1704 à 1717 dans une langue européenne.  Sa participation à la Bibliothèque orientales marque son implication profonde dans le tissu savant de l’époque et sa préface fournit une très belle synthèse de l’ouvrage encyclopédique, signifiant l’ampleur de son érudition. Elle indique  aussi cependant ses engagements personnels à propos des religions ou de l’histoire de l’humanité, ou plus simplement à propos du rôle de la poésie, comme lorsqu’il écrit : « Et l’on peut compter comme une marque de la délicatesse de leur esprit, le nombre considérable de leurs poètes (…) Car en quelque nation que ce soit, la poésie a cela par-dessus la prose, qu’elle s’exprime plus noblement (…) ». En ce qui concerne sa traduction des Mille et une nuits, il n’est pas besoin de s’étendre sur son impact, qui a affecté très rapidement toute l’Europe du XVIIIe siècle.

Les compétences et les intérêts d’Antoine Galland pour l’Orient ont été en effet multiples, et c’est cette multiplicité que ce colloque entend traiter, non seulement avec le monde arabe, turc ou persan, mais bien au-delà, y compris par exemple le monde grec, à travers les médailles, ou le monde arménien à travers les manuscrits, ou bien encore à travers des phénomènes de société passés d’Orient en Occident, comme le café. Ajoutons à cela que rien ne qualifiait au départ Antoine Galland, né à Rollot en Picardie d’une famille des plus modestes,  à devenir au terme de sa carrière professeur au Collège royal et membre de l’Académie.  Cela permet de proposer un certain nombre de thèmes pour intervenir à ce colloque : Devenir orientaliste au XVIIe siècle (qui ? comment ?) ; les voyages de Galland et son journal ; ses travaux sur les textes narratifs (Kalîla et Dimna, Mille et une nuits) ; ses traités et anthologie (De l’origine et du progrès du café, Les paroles remarquables) ; la collecte des médailles et manuscrits ; la Bibliothèqe orientale et l’érudition ; les Académies, les sociétés savante et leurs organes de diffusion.


Les propositions de communication de dix à vingt lignes, accompagnées d’une brève présentation du conférencier (fonctions, coordonnées, bibliographie), doivent être envoyées sous forme d’un fichier texte word ou équivalent avant le 15 juin à Aboubakr Chraïbi (aboubakr.chraibi@inalco.fr).  Elles seront évaluées avant le 30 juin et une réponse sera envoyée au plus tard à cette date à tous les participants.  La durée de chaque communication est de 20 mn. Les frais éventuels de transport et de séjour sont à la charge des participants.