Appel à contributions : "L’héritage de Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Sulamī À l’occasion du millénaire de sa mort"

Ce colloque est organisé par le CERMOM et se tiendra dans les locaux de la Maison de la recherche de l’Inalco, 2 rue de Lille, 75007 Paris, les jeudi 9 et vendredi 10 décembre 2021.
This colloquium is organized by CERMOM [Research Center for the Middle-Est and the Mediterranean] and will be held at the Maison de la recherche of INALCO, 2 rue de Lille, 75007 Paris, on Thursday 9th and Friday 10th of December 2021.
Miniature (époque fin Moyen Age) représentant deux personnages autour d'un arbre et un cheval avec une tête humaine
Date limite :
Vendredi, 25 juin, 2021
Equipe de recherche :

Appel à contributions : Colloque international : "L’héritage de Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Sulamī
À l’occasion du millénaire de sa mort"

Résumé
Durant près de quatre-vingt ans, les travaux d’édition ou de traductions mais aussi les monographies ou les études thématiques liées à l’œuvre de Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Sulamī se sont succédés à un rythme soutenu. Tour à tour historien, muḥaddith, exégète ou maître soufi, l’homme n’est pas facile à saisir, car il parle très rarement de lui-même. Mais son œuvre est une référence majeure pour l’étude et la compréhension du soufisme durant sa période fondatrice. Si son rôle à l’égard de celui-ci est de l’ordre de la synthèse, à certains égards son entreprise de collecte et de mise en ordre de l’enseignement des maîtres relève d’un travail de fondation, similaire à celui de Ṭabarī pour l’exégèse ou de Shāfi‘ī pour le droit. Ce colloque international, organisé à l’occasion du millième anniversaire de son décès, permettra de dresser un bilan de la recherche académique réalisée sur Sulamī,  son œuvre, sa postérité ou son influence sur le soufisme postérieur.
 
Argumentaire
Muḥammad b. Ḥusayn Abū ‘Abd al-Raḥmān al-Sulamī est décédé il y a exactement un millénaire cette année (3 novembre 1021). Pour tous ceux qui s’intéressent à la période fondatrice du soufisme, c’est une figure incontournable qui, à travers une œuvre abondante, a collecté, organisé et transmis les enseignements des premiers soufis. Héritier de l’une des familles savantes de Nishapour, à une époque où la métropole du Khurasan connaît une intense activité intellectuelle lui permettant de rivaliser avec Bagdad, ce personnage représente un maillon essentiel de l’histoire du soufisme primitif. Muḥaddith de formation et par tradition familiale, il apparaît comme un historien du soufisme rédigeant une histoire monumentale, Ta’rīkh al-ṣūfiyya, qui ne subsiste qu’à travers des citations d’auteurs postérieurs. Ses Ṭabaqāt al-ṣūfiyya constituent une histoire de la doctrine du soufisme à travers les enseignements de ses premiers maîtres, dans une tentative qui vise à unifier une spiritualité encore très largement dépendante des contextes locaux. L’ouvrage est complété par un opuscule exclusivement dédié aux femmes, qui pourrait être l’un des premiers du genre (Dhikr al-niswa al-muta‘abbidāt al-ṣūfiyyāt). Il compose par ailleurs un ensemble de textes liés aux pratiques des soufis, souvent cité sous le titre de Sunan al-ṣūfiyya, qui ne nous est pas parvenu. Certains des traités mineurs, en général organisés de manière thématique (samā‘, adab, rukhaṣ, etc.), pourraient représenter des fragments de cette ‘Somme’. Il est également exégète : ses Ḥaqā’iq al-tafsīr, complétées par les Ziyādāt, compilent l’une des premières exégèses composées exclusivement des paroles des soufis et couvrent la totalité du texte coranique, sans toutefois proposer des gloses pour l’ensemble de ses versets. Par ailleurs certains de ses ouvrages sont parmi les rares témoignages documentant des courants qui ont par la suite disparu ou ont connu des évolutions profondes, comme celui des Malāmatiyya ou la Futuwwa du Khurāsān. L’organisation de cette œuvre prolifique qui couvre l’ensemble des thèmes qui intéressent les soufis de son temps répond aux nécessités d’une époque dans laquelle les différentes sciences sont en voie de constitution, dressant la liste de leurs autorités, définissant leurs principes, affinant leur méthodologie et leurs finalités. Le soufisme entend bien occuper une place à part entière parmi les sciences de l’islam et cette œuvre contribue à préciser les contours de ce qui sera reconnu sous les appellations de taṣawwuf (pour désigner la science des soufis) et de ṣūfiyya (pour désigner les hommes qui la revendiquent ou s’y rattachent). Ces termes, à partir de l’époque de Sulamī, vont s’imposer pour désigner les diverses formes de spiritualité.
L‘œuvre est donc volumineuse et, fort heureusement pour nous, a bénéficié d’une large diffusion, si bien que la liste des titres qui nous sont parvenus avoisine la cinquantaine. Si elle est presqu’entièrement dédiée au soufisme, cette œuvre ne permet pas de percer facilement les liens de son auteur avec le soufisme. Sulamī fut-il lui-même un maître soufi? La question reste ouverte.
Abū ‘Alā’ al-‘Afīfī fut le premier à éditer un texte complet de Sulamī au Caire en 1945 avec la Risāla al-malāmatiyya. Texte dont R. Hartmann avait proposé une analyse dans un article pionnier (Der Islam 8, 1918). Les éditions suivantes de textes appartenant à son œuvre datent des années cinquante (M. J. Kister, F. Taeschner, N. Shurayba). Ce travail éditorial s’est poursuivi dans les décennies suivantes (J. Pedersen, P. Nwyia, E. Kohlberg, S. Ates, N. Zeidan)  Les travaux universitaires se sont accélérés à partir des années 90. La majorité des textes connus de Sulamī sont maintenant édités grâce en particulier aux efforts érudits de G. Böwering et de B. Orfali et à l’entreprise de publication des œuvres complètes de N. Pourjavadi (trois tomes édités et le quatrième sous presse) qui réunissent des textes édités, mais parfois peu accessibles, et d’autres édités pour la première fois. Des thèses ont été rédigées sur cet auteur (L. Berger, J.-J. Thibon, J. Welle, S. Z. Chowdhury et sans doute d’autres dans le monde arabe et iranien). Des articles nombreux ont abordé tel ou tel aspect de son œuvre (voir la bibliographie). Une importante activité de traduction a vu le jour, en français, en allemand, en anglais, en italien, en turc (R. Deladrière, R. E. Cornell, E. Biagi, F. Colby, K. L. Honerkamp, T. Bayrak, F. Langmayr, F. Skali, G. Sassi, G. Rizzo, D. Giordani, J.-J. Thibon). Cette liste n’est pas exhaustive mais permet d’apprécier le succès et le potentiel de recherches que constituent les œuvres de Sulamī et interroge également sur la contribution de ces textes à notre compréhension du soufisme en voie de formation.
 
Les contributions soumises aborderont les problématiques suivantes :
  1. Le contexte dans lequel cette œuvre est produite et la prise en compte des œuvres de ses prédécesseurs immédiats, Kālābādhī, Sarrāj, Muḥāsibī etc…
  2. Contributions à une meilleure connaissance de la vie de Sulamī et de son milieu
  3. L’œuvre de Sulamī marque-t-elle un tournant dans l’histoire du soufisme ?
  4. L’impact de son œuvre sur le soufisme ultérieur
  5. L’actualité de l’œuvre de Sulamī : Quel héritage ?
  6. Les questions de transmission : isnād-s, ijāzāt, samā‘āt
  7. Les pistes qui restent à explorer autour de l’œuvre de Sulamī 
Organisation du colloque
Ce colloque est organisé par le CERMOM et se tiendra dans les locaux de la Maison de la recherche de l’Inalco, 2 rue de Lille, 75007 Paris, les jeudi 9 et vendredi 10 décembre 2021.
 
Comité d’organisation : Jean-Jacques Thibon (Inalco (Paris)/CERMOM) ; Francesco Chiabotti (Inalco (Paris) /Cermom) ; Faezeh Bekhnaveh-Haller (doctorante/CERMOM) ; Nadir Boudjellal  (doctorant/CERMOM)
 
Comité scientifique : Leili Anvar (Inalco/CERMOM) ; Jean-Jacques Thibon (Inalco/CERMOM) ; Francesco Chiabotti (Inalco/CERMOM) ; Denis Gril (Amu/Iremam) ; Bilal Orfali (American University, Beyrouth); Nasrallah Pourjavadi (Université de Téhéran) ; Kenneth L. Honerkamp (University of Georgia) ; Jason Welle (Pisai, Rome)

Modalités de participation
Le CERMOM prend en charge les frais d’hébergement et de repas à Paris pendant la durée du colloque. Les frais de transport ne sont pas pris en charge par le colloque.
 
Les propositions de communication (titre et résumé, environ 1500 signes) accompagnées d’une courte présentation de l’auteur doivent être envoyées au plus tard le vendredi 25 juin 2021, à l’adresse suivante : nadir.boudjellal@inalco.fr
 
Une réponse sera donnée à la fin de ce même mois. Elles peuvent être rédigées en français, en anglais ou en arabe.
Une publication des actes est prévue

Call for contributions : International conference : "The Legacy of Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Sulamī:
On the occasion of the millenary of his death"

Summary
For nearly eighty years, there has been an abundance of edited and translated works, as well as monographs or thematic studies related to the work of Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Sulamī. By turns historian, muḥaddith, exegete and Sufi master, the man himself is not easy to grasp, as he very rarely speaks about himself in his works. His work, however, is a major reference for the study and understanding of early Sufism. His role in this period is one of synthesizing, and in some respects his undertaking to collect and to compile the teachings of the masters is as fundamental for Sufism as that of Ṭabarī for exegesis or that of Shāfi'ī for law. This international colloquium, organized on the occasion of the millenary of his death, will provide an opportunity to explore the academic research carried out on Sulamī, his work, his legacy and his influence on later Sufism.
 
Research matter
Muḥammad b. Ḥusayn Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Sulamī passed away exactly one millennium ago. For all those interested in early Sufism, he is a key figure that has collected, ordered and transmitted the teachings of the early Sufis in an abundance of works. Heir to one of the scholarly families of Nishapur, at a time when the metropolis of Khurasan was experiencing intense intellectual activity enabling it to rival Baghdad, this figure represents an essential link in the history of early Sufism. Initially a Muḥaddith by training and by family tradition, he eventually appears as a historian of Sufism with a monumental history, Ta’rīkh al-ṣūfiyya, a book whose fragments survived only through quotations of later authors. His Ṭabaqāt al-ṣūfiyya constitutes a history of the Sufi doctrine through the teachings of its early masters, and as such an attempt to unify a spirituality which was still largely relying on local contexts. This work is completed by a booklet exclusively dedicated to women, maybe one of the first of its kind (Dhikr al-niswa al-mutaʿabbidāt al-ṣūfiyyāt). In addition, he composed a set of texts on Sufi practices, often cited under the title Sunan al-ṣūfiyya, which has not come down to us. Some of the minor treatises, generally organised thematically (samāʿ, adab, rukhaṣ, etc.), may represent fragments of this opus. He is also an exegete: his Ḥaqāʾiq al-tafsīr, supplemented by the Ziyādāt, compiles one of the first exegeses composed exclusively of Sufi comments, and covers the whole Qurʾanic text, yet without offering a commentary for every verse. Moreover, some of his works count among the rare testimonies that document movements that later disappeared or underwent profound changes, such as Malāmatiyya or Futuwwa of Khurasan. The organization of this prolific work, which covers all the important Sufi themes of the time, fulfils the needs of an era in which the various sciences were in a formative period. It lists their authorities, defines their principles, lays out their methodology and their objective. Sufism intended to occupy a place of its own among the sciences of Islam and this work contributes to define the lines of what is recognized under the terms taṣawwuf (to designate the science of the Sufis) and ṣūfiyya (to designate the men who claim it or are attached to it). These terms, from this time onwards, became prevalent to designate various forms of spirituality.
Sulamī’s work is therefore voluminous and, fortunately for us, has benefited from a wide distribution, so that the list of titles that have come down to us is close to fifty. Although it is almost entirely dedicated to Sufism, it doesn’t allow to easily identify the author's relationship to Sufism. Was Sulamī himself a Sufi master? The question remains open.
Abū ʿAlāʾ al-ʿAfīfī was the first to edit a complete text of Sulamī in Cairo in 1945, the Risāla al-malāmatiyya, a text for which R. Hartmann had proposed an analysis in a pioneering article (Der Islam 8, 1918). Subsequent editions of texts belonging to his work date from the 1950s (M. J. Kister, F. Taeschner, N. Shurayba). This editorial work continued in the following decades (J. Pedersen, P. Nwyia, E. Kohlberg, S. Ates, N. Zeidan). The majority of the known texts of Sulamī are now edited, thanks in particular to the scholarly efforts of G. Böwering and B. Orfali and to the publication of the complete works by N. Pourjavadi (of which three volumes have been published and the fourth is under publication). It brings together texts already edited — some of which are not easily accessible — and newly edited texts. Doctoral dissertations have been written on Sulamī and his work (L. Berger, J.-J. Thibon, J. Welle, S. Z. Chowdhury and no doubt others in the Arab and Iranian world). Numerous articles have dealt with various aspects of his work (see bibliography). A significant amount of translation activity has taken place, into French, German, English, Italian and Turkish (R. Deladrière, R. E. Cornell, E. Biagi, F. Colby, K. L. Honerkamp, T. Bayrak, F. Langmayr, F. Skali, G. Sassi, G. Rizzo, D. Giordani, J.-J. Thibon). This list is not exhaustive, but it allows us to acknowledge the success and the research potential of Sulamī's work and also questions the contribution of his books to our understanding of Sufism in its formative period.
 
The submitted contributions will address the following issues:
  1. The context in which Sulamī’s work was produced and its relation to the works of his immediate predecessors: Kālābādhī, Sarrāj, Muḥāsibī, etc.
  2. Contributions to a better understanding of the life of Sulamī and his background
  3. Does Sulamī's work mark a turning point in the history of Sufism?
  4. The impact of his work on later Sufism
  5. The actuality of Sulamī's work and its legacy
  6. Questions of transmission : isnād-s, ijāzāt, samā‘āt
  7. Some key points of Sulami’s work that remain to be explored
Organisation of the conference
This colloquium is organized by CERMOM [Research Center for the Middle-Est and the Mediterranean] and will be held at the Maison de la recherche of Inalco, 2 rue de Lille, 75007 Paris, on Thursday 9th and Friday 10th of December 2021.
 
Organising committee: Jean-Jacques Thibon (Inalco (Paris)/CERMOM); Francesco Chiabotti (Inalco (Paris)/CERMOM); Faezeh Bekhnaveh-Haller (PhD Candidate/CERMOM); Nadir Boudjellal (PhD Candidate/CERMOM)
 
Academic Committee: Leili Anvar (Inalco/CERMOM) ; Jean-Jacques Thibon (Inalco/CERMOM); Francesco Chiabotti (Inalco/CERMOM); Denis Gril (Amu/Iremam); Bilal Orfali (American University, Beirut); Nasrallah Pourjavadi (University of Tehran); Kenneth L. Honerkamp (University of Georgia); Jason Welle (Pisai, Rome)
 
Participation modalities
CERMOM will cover accommodation costs and meals in Paris for the duration of the event. Transportation costs are not covered.
 
Proposals for papers (title and abstract, approximately 1500 characters) accompanied by a short biography of the author must be sent by Friday, 25 June 2021 to the following address: nadir.boudjellal@inalco.fr.
 
Proposals and papers may be written in French, English or Arabic.
A reply will be given at the end of the same month.
The final colloquium proceedings will be published.

Bibliographie indicative
  • Ates Süleyman, Sülemî ve tasavvufî tefsîrî, Istanbul, 1969
  • Berger, Lutz, Geschieden von allem ausser Gott: Sufik und Welt bei Abu ‘Abd ar‐Rahman as‐Sulami (936‐1021), Hildesheim, Olms (Arabistische Texte und studien 12), 1998.
  • Biagi, Elena, Abū ‘Abd al-Raḥmān al-Sulamī. A Collection of Sufi Rules of Conduct, (trad. de Ğawāmiʿ ādāb al-ṣūfiyya), Cambridge, The Islamic Texts Society, 2010.
  • Böwering, Gerhard,  « The Major Sources of Sulamī’s Minor Qur’ān Commentary », Oriens 35, 1996, p. 35-56.
  • Böwering, « The Qur’an Commentary of al-Sulamī», in W.B. Hallaq and D.P. Little (Eds.), Islamic Studies Presented to Charles Adams, Leiden, Brill, 1991.
  • Böwering, Gerhard and Orfali, Bilal (éds.), Sufi Inquiries and Interpretations of Abū ‘Abd al-Raḥmān al-Sulamī (d. 412/1021) and a Treatise of Traditions by Ismā’īl b. Nujayd al-Naysābūrī (d. 366/976-7), Beyrouth, Dar al-Machreq, 2010.
  • Böwering, Gerhard and Orfali, Bilal (éds.), Sufi Treatises of Abū ‘Abd al-Raḥmān al-Sulamī, (d. 412/1021), Beyrouth, Dar el-Machreq, 2009.
  • Chowdhury Saf Z., A Ṣūfī Apologist of Nīshāpūr. The Life and Thought of Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Sulamī, Equinox Publishing (Sheffield UK), 2019
  • Colby, Frederick S., The Subtleties of the Ascension, éd. et trad. du Bayān laṭā’if al-mi‘rāǧ de Abū ‘Abd al-Raḥmān al-Sulamī, Louisville, Fons Vitae, 2006.
  • Colby, Frederick S., « The Subtleties of the Ascension: Al-Sulamī on the Mi‘rāj of the Prophet Muḥammad », Studia Islamica 94, 2002, p. 167-83.
  • Cornell,  Rkia E., Early sufi women (Dhikr al-niswa al-muta‘abbidāt al-ṣūfiyyāt), Libreville, Fons vitae, 1999.
  • Deladrière, Roger, La Lucidité implacable, Paris, Arléa, 1991.
  • Honerkamp, Kenneth L., Three Early Sufi Texts: Stations of the Righteous and The Stumblings of Those Aspiring, Saint-Louis, Fons Vitae, 2003.
  • Honerkamp, Kenneth L., « A Sufi Itinerary of Tenth Century Nishapur Based on a Treatise by Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Sulamī », Journal of Islamic Studies, Vol. 17, No. 1, 2006, p. 43-67.
  • Jamal Elias, « Ṣūfī tafsīr Reconsidered: Exploring the Development of a Genre », Journal of Qurʾanic Studies, 12, 2010, p.  43–5.
  • Massignon, Louis, Essai sur les origines du lexique technique de la mystique musulmane, Paris, Vrin, 1954, 1re éd. 1922.
  • Mojaddedi, Jawid A., The Biographical Tradition in sufism: the Ṭabaqāt Genre from al‐Sulamī to Jāmī, Richmond, Curzon, 2001.
  • Nwyia, Paul, « Le Tafsīr mystique attribué à Ǧa‘far al-Ṣādiq », Mélanges de l’université Saint-Joseph, 43, 1968, p. 187-230.
  • Pedersen Johannes, « Quelques remarques au sujet du texte des Ṭabaqāt al-ṣūfiyya d’al-Sulamī », Mélanges Louis Massignon, vol. 3, Damas, IFD, p. 185-94.
  • Pourjavadi, Nasrollah, « Do resāle dar samā‘ », Ma‘ārif, 5/3, 1989, p. 3-72.
  • Pourjavadi, Nasrollah, « Manba‘ī-yi Kuhan dar bāb-i Malāmatiyān-i Nišābūr », Ma‘ārif, 15/1-2, 1998, p. 4-50.
  • Rustom Muhammed, « Forms of Gnosis in Sulamī’s Sufi Exegesis of the Fātiḥa », in Islam and Christian–Muslim Relations, 6, 2005, p. 327-44.
  • Thibon, Jean-Jacques, L’œuvre d’Abū ‘Abd al-Raḥmān al-Sulamī (325/937-412/1021) et la formation du soufisme, Damas, Ifpo, 2009.
  • Thibon, Jean-Jacques, « La relation maître-disciple ou les éléments de l’alchimie spirituelle d’après trois manuscrits de Sulamī », in Geneviève Gobillot, (coord.), Mystique musulmane. Parcours en compagnie d’un chercheur : Roger Deladrière, actes du colloque du 9 mars 2001, Paris, Cariscript (Études chrétiennes arabes), 2002, p. 93-124.
  • Thibon, Jean-Jacques, Les générations des soufis, Trad. et prés. par, Leiden, Brill, 2019.
  • Welle, Jason, Clarifying Companionship: al-Sulamī’s (d. 412/1021) Kitāb ādāb al-ṣuḥba, Ph.D. Georgetown University, dir. Paul L. Heck, 2016.