L’hétérogénéité dans la classe de langue Comment et pourquoi différencier ?

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Date limite :
Mardi, 1 novembre, 2016
Equipe de recherche :
  1. Les nouvelles réalités mondiales rendent les questions autour de l’hétérogénéité incontournables. Le développement de l’immigration, des échanges culturels ou linguistiques, les conflits, la professionnalisation des études supérieures, par exemple, modifient le profil des classes qui sont dorénavant constituées de publics aux niveaux de langues divers, aux parcours langagiers variés, aux langues d’héritage multiples.
  2. Penser que la 1ère année d’enseignement d’une langue est la plus simple car le groupe serait constitué d’apprenants d’un même niveau est une illusion. En effet, malgré les tentatives d’homogénéisation du niveau des apprenants à l’instar de la création d’« années d’initiation » pour certaines langues enseignées à l’Inalco, une classe homogène reste un mirage.
  3. L’hétérogénéité concerne l’ensemble des acteurs de la classe de langue, tant l’enseignant que l’apprenant. Tout en enrichissant l’apprentissage de langues, cette diversité linguistique et culturelle lance à ses acteurs des défis importants : pour l’enseignant, la valorisation des profils plurilingues et, pour l’apprenant, la reconnaissance de sa particularité telle qu’elle résulte de son origine ou de son parcours.
  4. Cette variété des profils apparaît comme une piste riche à exploiter. C’est ce qui ressort d’études (Blaz, Eckhart) montrant que les élèves progressent davantage dans une classe mélangée que dans des groupes de niveaux. Néanmoins, gérer cette richesse est redouté. Les profils plurilingues exigent une approche personnalisée qui rime souvent avec une préparation importante en amont et une organisation spécifique de la classe. Quant à l’apprenant, il lui est indispensable que le groupe et l’enseignant reconnaissent et considèrent ses acquis comme une chance.
  5. La question de l’hétérogénéité se pose dans tous les contextes d’apprentissage. Dès le 2ème cours, des niveaux se dessinent au sein du groupe même lorsque celui-ci n’est constitué que de débutants parfaits. Dans une classe ordinaire, l’hétérogénéité est rendue particulièrement complexe du fait de la présence conjointe de locuteurs natifs ou d’apprenants de langues d’héritage.

Cet ensemble de questions motive l’organisation d’une journée consacrée à l’hétérogénéité en classe de langues. Il s’agit de mettre en évidence le lien fondamental existant entre la
société et la classe, celle-ci étant un reflet de la société dans laquelle elle est ancrée et au rythme de laquelle elle évolue.

Les communications pourront tout aussi bien envisager l’hétérogénéité du point de vue de l’enseignant :
  • Quelles solutions didactiques ?
  • Gérer l’hétérogénéité au grand jour ou la dissimuler ?
  • Des évaluations individualisées ou identiques ?
  • Les mêmes activités pour tout le monde ou pas ?
  • Que faire dans une classe où se trouvent des locuteurs natifs alors que l’institution est prévue pour l’apprentissage de « langues étrangères » ?
  • Quels sont les profils de mes apprenants ?
que du point de vue de l’apprenant :
  • Posséder une langue maternelle différente de celle partagée par le groupe (public particulier) représente-t-elle une difficulté supplémentaire ?
  • Est-il plus valorisant d’être dans le groupe de niveau le plus nombreux ?
  • Comment faire de sa différence un atout pour l’ensemble du groupe ?
  • Comment intervenir dans la gestion de l’hétérogénéité ?
  • De quelle marge de manœuvre dispose un apprenant singulier ?
  • Comment être différent sans être isolé ?
Les communications pourront présenter des retours d’expérience ou des témoignages de pratiques.