LE CENTRE DE RECHERCHE BERBERE DE l'INALCO
"Equipe d’Accueil" n° 3577

 


 

Centre de Recherche Berbère [= CRB]

Adresse postale : 2, rue de Lille, 75343 PARIS. Cedex 07

Adresse physique : 10, rue Riquet, 75019 PARIS

Tel : 01.55.26.81.21/22
Fax : 01.55..26.21.28
Courriel : Salem.Chaker@Inalco.fr  

Date de création : janvier 1990

Statut : "Equipe d'Accueil" n° 3577 (Enseignement Supérieur)

Directeur du Centre Salem CHAKER,
Directeur-adjoint : Abdellah BOUNFOUR

 

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Programmes

Publications

HDR / Doctorats / DEA

Relations internationales

Colloques & Rencontres

 

 

 

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Membres du Centre de Recherche Berbère

 

1- Membres à titre principal : 9 (Enseignants-chercheurs et chercheurs)

- Salem Chaker, Professeur à l’Inalco (linguistique berbère)

- Abdellah Bounfour, Professeur à l’Inalco (littérature berbère/chleuh)

- Mohamed Aghali-Zakara, Maître de conférences à l'Inalco (touareg)

- Kamal Naït-Zerrad : Docteur, Hdr, Professeur associé à l’Inalco, (linguistique, linguistique appliquée)

- Rachid Bellil : Docteur, Chargé de cours à l’Inalco (anthropologie des groupes berbères)

- Melha Benbrahim : Docteur, Enseignante du Secondaire / Chargée de cours à l’Inalco (histoire moderne et contemporaine des Berbères)

- Saïd Doumane : Docteur, Hdr, Chargé de cours à l’Inalco (anthropologie de la Kabylie)

- Ramdane Achab : Docteur, (kabyle, lexicologie et aménagement linguistique)

- Hakim Smail : Chargé de cours à l’Inalco (kabyle, linguistique)

 

2- Membres associés : 12 (enseignants-chercheurs et chercheurs, en poste en France ou à l’étranger, participant régulièrement aux activités du centre mais ayant un autre rattachement scientifique principal) :

France :

- Amina Mettouchi, Maître de conférences à l’Université de Nantes (linguistique générale et berbère)

- Hélène-Claudot-Hawad : DR Cnrs (Iremam, Aix-en-Provence) (anthropologie sociale du monde touareg)

- Karima Slimani-Direche : Agrégée d’histoire (Enseignement secondaire – Aix-en-Provence) (histoire sociale de la Kabylie)

- Mehenna Mahfoufi : Docteur, ethnomusicologue (chercheur indépendant, Paris)

Pays-Bas :

- Daniela Merolla : Post-Doc, Université de Leyde (littérature kabyle)

- Mena Lafkioui : Post-Doc., Université de Leyde (linguistique rifaine)

Espagne :

- Mohand Tilmatine : Professeur de berbère, université de Cadix (linguistique descriptive et historique, lexique, aménagement linguistique et didactique)

Algérie :

- Dahbia Abrous : Maître-assistante, Université de Béjaïa (anthropologie/littérature kabyle)

- Slimane Hachi : Chercheur au Cneh (Alger), Chargé de cours à l’Inalco (pré- et protohistoire, origines berbères)

Maroc :

- Abdellah Boumalk : Maitre-assistant, Université d’Agadir (lexicologie chleuh)

- Abdellah Elmountassir : Maître-Assistant, Université d’Agadir (linguistique berbère)

- Rqia Douchaïna : Chercheur à l’ Institut d'Etude et de Recherche pour l'Arabisation (Iera), Rabat (linguistique, sociolinguistique et littérature chleuh)

 

3- Doctorants : 15

 

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Le Centre de Recherche Berbère : Historique et perspectives

 

Buts de recherche du Centre

 

Pôle de recherche – unique en France – en linguistique descriptive, historique et appli­quée berbère, en littérature berbère et anthropologie culturelle du monde berbère, s'appuyant sur la seule et la plus ancienne structure universitaire d'enseignement complète du berbère existant en France et en Europe (du premier au troisième cycle).

 

La mise en place : 1990 – 1997

 

Créé en janvier 1990 à la suite de la nomination de S. Chaker comme professeur de berbère[1], ce centre de recherche a eu pour ambition de redonner à l'Inalco la place qui fut autrefois la sienne en ma­tière d'études berbères. Il convient en effet de rappeler que l'enseignement du berbère a été inauguré à l'Inalco en 1913 et que l'établissement est actuellement la seule institution au monde à proposer une formation com­plète en ce domaine (du 1er au 3e cycle), s'appuyant sur plusieurs dialectes (touareg, kabyle, chleuh).

Or, malgré ce potentiel et cette tradition bientôt séculaire, on a assisté à partir des an­nées 1960 à un net déplacement des activités scientifiques berbérisantes françaises (recherche, publications, formation doctorale) vers d'autres lieux, plus généralistes : Cnrs (Paris, Aix), uni­versités de Paris-V, Paris-III, Paris-VIII, Ehess-Msh, Aix/Marseille-I, Ephe-4e Section... Il est clair que, durant la période 1960 – 1990, l'Inalco n'attirait guère d'étudiants berbérisants qu'en premier cycle ; les activités scientifiques des enseignants eux-mêmes avaient également tendance à "émigrer" vers d'autres institutions.

 

Le nombre d'étudiants de berbère à l’Inalco – qui était en 1990 d’une quinzaine, tous cycles confondus –, après une augmentation régulière, s’est stabilisé depuis 1995 autour de 100 inscrits par an, dont une vingtaine en troisième cycle. Cette évolution démographique fait de la Section de berbère la filière la plus importante au sein du Département Afrique de l’Inalco. Ce renouveau a des causes diverses, dont certaines probablement conjoncturelles. Mais il est fondamentalement lié à l'émergence d'une demande sociale forte et pérenne en matière berbère, tant dans les pays berbérophones qu'en France, notamment à travers une importante communauté d'origine berbère : les besoins en instruments scientifiques de référence et outils didactiques sont de plus en plus explicites et pressants (dictionnaires, manuels divers, méthodes d'enseignement...) car la documentation scientifique berbère est, en bien des matières et sur bien des régions, extrêmement lacunaire et/ou vieillie.

 

Au début des années 1990, l'Inalco a considéré qu'il convenait d'accompagner ce mouvement de reprise par la création d'un pôle scientifique berbérisant, centré sur les questions de langue, conformément à la vocation de l'établissement. A la fin 1991, le Conseil scientifique a accepté de présenter cette équipe à la reconnaissance de la Direction de la Recherche dans le cadre du contrat quadriennal "Recherche" de l’établissement.

L'octroi par le Ministère du statut de "Jeune équipe", à partir de janvier 1992, a permis au Crb de consolider significativement :

ses activités scientifiques, notamment ses publications,

ses échanges internationaux, tant en Europe qu’avec les universités du Maghreb et du Sahel,

son rôle dans l'encadrement doctoral.

 

Parmi les facteurs humains qui ont permis cette émergence, on citera notamment le recrutement et la titularisation à l’Inalco de A. Bounfour spécialiste de littérature berbère, maintenant Professeur des Universités (2000), et l’intégration progressive dans l’équipe, à partir de 1995, en tant que Chargés de cours ou contractuels, de nombreux spécialistes de sciences sociales (anthropologie sociale et culturelle, histoire) : Mmes Abrous, Benbrahim, Merolla, MM. Bellil, Hachi, Doumane.

 

En quelques années, le Crb s’est constitué en pôle de recherche de dimension internationale, comme en témoigne la densité et l’ouverture de ces échanges, avec une production scientifique vigoureuse et diversifiée, une action de formation à la recherche efficace, et une maîtrise très large des principaux secteurs des études berbères. L’ouverture sur l’Europe et le Maghreb, qui induit un renouvellement en profondeur de la population de jeunes chercheurs en formation, mérite d’être tout particulièrement soulignée.

 

Le Crb en quelques mots et quelques chiffres

 

Les activités du Centre sont organisées autour trois axes :

        "Linguistique berbère"

        "Littérature berbère"

        "Culture et société berbères".

 

Actuellement, le Centre de Recherche Berbère, c'est, en quelques chiffres :

– 9 enseignants-chercheurs + 12 chercheurs associés ;

– 15 doctorants (dirigés par S. Chaker ou A. Bounfour) ;

– 16 thèses de doctorats + 12 Magisters algériens (Universités de Béjaïa) soutenues depuis 1992 (sous la direction de S. Chaker et/ou A. Bounfour) ;

– 26 DEA soutenus depuis 1992 ;

– 3 séminaires de 3e cycle (linguistique, littérature et sciences sociales du domaine berbère) ;

– 9 tables rondes et journées d'études organisées depuis 1992 ;

– 17 ouvrages publiés depuis 1992 (Peeters, Edisud, L'Harmattan...) ;

– 9 numéros de revue : Etudes et Documents Berbères (Paris/Aix-en-Provence, Edisud), vol. 7 à 15 ;

– Une participation régulière à, puis (depuis sept. 2002), la responsabilité de l'Encyclopédie berbère : 25 volumes parus depuis 1984 ;

– Une base bibliographique berbère informatisée et une série de "Chronique des études berbère : langue et littérature" ;

– Un large réseau de collaborations internationales régulières :

Algérie : Alger (Cnrpah), Tizi-Ouzou (convention), Bougie (convention)

Maroc : Fès (convention), Agadir, Oujda

Niger : Université de Niamey (convention)

Espagne : Université autonome de Barcelone, Université de Cadix.

Italie : Milan, Rome, Naples

Pays-Bas : Université de Leyde

Allemagne : Institut für Afrikanistik, Université de Cologne, Université de Bayreuth

Pologne : Institut d’Etudes Orientales de l’Université Jagellonne, Cracovie.

 

A travers une collaboration établie depuis 1992 avec l'arabe maghrébin (séminaire commun de 1993 à 1998 avec D. Caubet, Professeur d'arabe maghrébin), le développement du Crb a également été un facteur important dans la constitution à l’Inalco d'un pôle scientifique de « Langues et cultures du Maghreb » ; de nombreuses opérations conjointes ou parallèles ont ainsi été conduites avec le secteur arabe maghrébin (publications, colloques et journées d’études), sur des thèmes linguistiques (la négation, la grammaticalisation) ou sociolinguistique (le passage à l’écrit, la problématique des « Langues de France », etc.).

 

 

[1] Il était antérieurement Chargé de recherche au Cnrs (Iremam, Aix-en-Provence).

 

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