Conférence "Wang Tingxiang (1474-1544) et la question du mal"

Dates :
Mardi 23 novembre 2021 - 18:00 - 20:00
Lieu :
Inalco - Maison de la recherche (Paris 7e) - Auditorium Georges Dumézil
Dans le cadre du cycle de conférences Confucianism in the Context of Globalization
 

Wang Tingxiang (1474-1544) et la question du mal [Wang Tingxiang (1475-1544) and the question of Evil]

Conférence donnée par Frédéric Wang, professeur d’histoire intellectuelle en Chine, Inalco

Cycle de conférences soutenu par EURASIA Foundation (from Asia)
Organisé par la Fondation Inalco en association avec l’UMR IFRAE


Evénement en présentiel - Auditorium Georges Dumézil, Maison de la Recherche de l’Inalco, 2 rue de Lille, 75007 

Entrée sur présentation du pass sanitaire. 

 

Frédéric Wang
Agrégé en langue et culture chinoises, docteur en littérature française (sémiotique) et en études chinoises, Frédéric Wang a été maître de conférences à l’ENS LSH et à l’Université Lumières Lyon 2 avant de devenir en 2008 professeur en histoire de la pensée chinoise à l’Institut des Langues et Civilisations orientales (Inalco). Ses recherches portent sur le confucianisme, notamment celui du XVIe siècle. Auteur d’Approche sémiotique de Maurice Blanchot (1998) et d’une cinquantaine d’articles publiés dans des revues scientifiques ou des ouvrages collectifs, il a dirigé l’ouvrage collectif Le choix de la Chine d’aujourd’hui : entre la Chine et l’Occident (2010), le numéro 4 de la revue Zhedong xueshu : Construction and Interpretation on the Daotong : In the Perspective of Chinese and Korean Neo-Confucianism (2020) et a coordonné avec Stéphane Feuillas le double numéro 265-266 de la revue Diogène : « De proches amis venus de loin : amitiés dans l’Asie orientale », 2019 (paru en octobre 2020).

Wang Tingxiang (1474-1544) et la question du mal
 Mencius, héritier idéaliste de Confucius et actif au IVe siècle av. J.-C., affirme que l’homme est né bon et que tout homme a la possibilité de devenir sage. Si l’homme agit mal, c’est qu’il subit une force extérieure. Xunzi dit un siècle plus tard tout le contraire de ce qu’affirme Mencius. Pour lui, l’homme est né mauvais. La pente naturelle de l’homme est la convoitise, la jalousie, bref, le mal. Ce qu’il y a de bon chez l’homme, c’est fabriqué, c’est un artefact, un acquis. Mais là où il rejoint Mencius, c’est que selon lui aussi, l’homme de la rue peut accumuler les qualités, peut in fine, devenir sage. Contrairement aux néo-confucéens des Song qui distinguent la nature céleste, celle qui rejoint la conception de Mencius, et la nature physique, celle qui peut potentiellement dériver de la première et expliquer la thèse de Xunzi, Wang Tingxiang ne reconnaît que la nature physique. La nature humaine dépend chez lui de la qualité du souffle-énergie (qi) chez l’homme. Le qi peut être limpide ou trouble, c’est pourquoi la nature de l’homme peut être bonne ou mauvaise. Wang Tingxiang affirme ainsi l’existence du mal et sa dépendance du qi, seul fondement du monde.

 
Equipe de recherche :

Type : 

  • Conférences, tables rondes, ateliers