Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Dates :
Lundi 25 novembre 2019 - 09:45 - 12:30
Lieu :
Inalco, PLC (65, rue des Grands Moulins), Auditorium

À qui appartient le corps de la femme ?

Love shouldn't hurt Photo by Sydney Sims on Unsplash
Love shouldn't hurt Photo by Sydney Sims on Unsplash


À l'occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, l'Inalco vous donne rendez-vous le 25 novembre, de 9h45 à 12h30, autour de courts-métrages et conférences sur différentes parties du monde, ayant pour thème commun la violence faite aux femmes. En effet, cette réalité touche la plupart des pays et régions de nos jours encore.

Programme :
  • 9h45 : présentation de la matinée 
  • 9h50 : Amores que matan, court-métrage espagnol d’Icíar Bollaín, 2000, Espagne, 20mn, vostfr
  • 10h20 : L'Aube, court-métrage vietnamien de Vo Huy Thang, 2016, 8 mn, vostfr (Jayanthi Nagapane) 
  • 10h50 : La Boîte noire (Itô Shiori) et le mouvement MeToo au Japon (Isabelle Konuma
  • 11h20 : 3/4 d'amour, poèmes bulgares (Marie Vrinat-Nikolov
  • 11h50 : Espace, court-métrage français d’Eléonor Gilbert (débat en présence de la réalisatrice, avec Juliette Wolf et Elisa Carandina)


Amores que matan

Court-métrage de Icíar Bollaín, 2000, Espagne, 20 minutes, vostf
Dans un style documentaire, la violence conjugale est décrite du point de vue du mari, Antonio, qui se rend dans un centre de rééducation suite à des accusations de violence conjugale. Si ce court-métrage est une fiction, en Espagne deux millions de femmes sont victimes de mauvais traitements, et il y a un crime passionnel par semaine. 

L’Aube (Binh Minh)
Fiction de Vo Huy Thang, 2016, 8 minutes, vostf. Scénario : Tran Ngoc Kim Cuong.
Présentation : Jayanthi Nagapane 
Au marché flottant de Cai Rang (Can Tho), scène de la vie quotidienne d’une famille où le mari et la femme ont, semble-t-il, permuté les rôles. Une inversion de l’image de la femme vietnamienne "douce et soumise", portée à l’écran par deux étudiants de l’université de Can Tho, avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) dans le cadre de la campagne contre les préjugés de genre.

La Boîte noire (Itô Shiori) et le mouvement MeToo au Japon
Présentation : Isabelle Konuma
Au Japon, porter plainte pour viol est synonyme pour les femmes de véritable suicide social. Une femme a pourtant pris le risque de parler à visage découvert : Itô Shiori, 26 ans, journaliste. Considérée comme l’une des figures représentatives du mouvement MeToo (ou « WeToo ») japonais, Itô Shiori est forcée aujourd’hui de quitter son pays pour vivre en Angleterre suite à des menaces. Son témoignage sera présenté et commenté.

Trois-quarts d'amour
Recueil de poèmes présenté et partiellement traduit du bulgare par Marie Vrinat-Nikolov
Partant du constat qu'une femme sur quatre, en Bulgarie, est victime de violences conjugales, les éditions Janet-45 ont publié pour le 8 mars de cette année un recueil de poèmes reprenant cette symbolique du chiffre 4 : 3/4 d'amour. Huit poètes, connus en Bulgarie, âgés de 20 à 50 ans, ont été invités à proposer chacun 4 poèmes. 3 d'entre eux sont des poèmes d'amour, écrits sur fond blanc. Le dernier, sur fond noir, écrit spécialement pour ce recueil, est la voix de celle qui subit la violence conjugale ou de celui qui l'exerce.

Espace 
Court-métrage, France, 2014, Eléonor Gilbert
Débat en présence de la réalisatrice, avec Juliette Wolf et Elisa Carandina 
Espace est un documentaire réalisé par Eléonor Gilbert en 2014. Elle y aborde à travers le regard d’une petite fille les possibilités d'occupation de l'espace laissées par les garçons aux filles dans une cour de récréation.
Eléonor Gilbert travaille au sein d'un collectif d’artistes, Utopia182. Elle a réalisé 4 films : Souvenir imaginaire d'une vie inventée, dédié à l’accouchement imaginaire ou métaphorique des hommes, Les Lionnes blanches de Timbawatie, qui se passe dans une salle du centre de détention de Roanne au quartier femme, ensuite Espace, et son dernier film Hôtel écho (2018) qui met en scène deux guetteuses des départs de feux, au sommet d’un mont ardéchois dans une tour de guet.
 

Contact : Mission égalité femmes-hommes, Isabelle Konuma (mission.egalite@inalco.fr)