Regards comparés : Alep, Beyrouth, Alexandrie, Kirkouk. Portraits historiques et intimes - Beyrouth

Dates :
Mardi 22 novembre 2022 - 13:30 - 21:30
Lieu :
Inalco, PLC (65, rue des Grands Moulins - 75013 Paris ) - Auditorium
Depuis 2012, l’Inalco s’associe au Festival international Jean Rouch et projette au sein de l'Auditorium les films de la sélection Regards comparés. Cette année, les projections se tiendront du 21 au 24 novembre 2022 sur le thème de quatre villes : Alep, Beyrouth, Alexandrie, Kirkouk. Toutes les séances seront suivies d’un débat avec cinéastes et experts. Retrouvez la programmation complète ici
 
Il était une fois Beyrouth
 


Programmation du mardi 22 novembre – Beyrouth


Premières images
13h30 - 15h
 

  • Souk Abou-el-Nassahr, France | 1897 | 1 min | noir et blanc | muet, Alexandre Promio, opérateur des Frères Lumières (France)
Fugaces et tremblantes images du principal marché de Beyrouth, le souk Abou-el-Nassahr. Passants, hommes, femmes et enfants, déambulent dans l’allée, parés de leurs vêtements de la fin du 19ème siècle.
  • Place des Canons, France | 1897 | 1 min | noir et blanc | muet, Alexandre Promio, opérateur des Frères Lumières (France) 
Prises de vues d’une place commerçante à Beyrouth. Les passants de tous âges déambulent sans vraiment prêter attention à la caméra fixe qui enregistre les allées et venues. Cavaliers à dos d’ânes et calèches traversent la place. 
  • Les Français dans le Liban : de Tripoli d'Asie à Beyrouth, France | 1919 | 11 min | noir et blanc colorisé | muet, SCA (Service cinématographique de l'armée), Fond ECPAD
De Tripoli à Beyrouth, arrivée des premières troupes françaises en terre libanaise. Paysages rocailleux, traces d’une cité Phénicienne, ruines d’un château fort, baie de Saint-Georges, monts du Liban, port de Beyrouth et parades militaires, composent un bout-à-bout des premières images de l’occupation française.  
  • Beyrouth, le général Hamelin débarquant du "Waldeck-Rousseau", France | 1919 | 5 min 52 | noir et blanc colorisé | muet, SCA (Service cinématographique de l'armée), Fond ECPAD
Promu commandant du Levant, le Général Hamelin accompagné du contingent français débarque à Beyrouth puis parcourt la ville, cavaliers spahis en première ligne suivis de la troupe à pied, sous les regards médusés ou indifférents des habitants.
  • Beyrouth, France | 1922 | 42 min 22 | noir et blanc | muet, Pathé (Pathé CM), Actualité
 Des images noires et blanches de la ville, la mer au premier plan, les immeubles et les montagnes en fond. Grands bateaux et barques de pêcheurs au port, et maisons de la côte. La caméra navigue autour de la ville puis en son sein. Quelques bribes choisies du Beyrouth des années 1920. Quotidien des habitants, agitation des rues, bâtiments somptueux. Ici est dépeinte l’atmosphère d’une ville en mouvement avec ses trams, ses voitures, ses souks populaires. Ensuite un dispensaire, la faculté de médecine, une école. La variété de l’architecture et des paysages naturels autour de Beyrouth vient clore ce portrait spectral. 
 
Discussion
En présence de Véronique Pontillon-Valedon, responsable des actions scientifiques, département de la médiation et des publics, Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense et de Chantal Verdeil, professeur des Universités à l’Inalco (Paris), Histoire du monde arabe contemporain, département "Etudes arabes".
 

Quand le cinéma de fiction révèle l’histoire
15h - 17h15 

  • Il était une fois Beyrouth, France | 1994 | 100 min | vostf, Jocelyne Saab (Liban)
Yasmine et Leïla, toutes deux Beyrouthines, ont soif d’aventures et de connaissances. Elles vont ainsi à la rencontre de celui qu’on leur a décrit comme « la mémoire vivante de Beyrouth » : Monsieur Farouk. Ce vieil homme passionné de cinéma, qui semble vivre dans sa salle de projection, déclare être un ancien programmateur de la Columbia et de la Warner. Les jeunes femmes découvrent leur ville sous un nouveau jour, à travers de nombreux extraits de films de fiction, dévoilant la vraie Beyrouth : « une ville d’amour ». En pénétrant dans l’univers de M. Farouk, c’est un monde d’images et de mémoire dans lequel la réalisatrice nous plonge, aux côtés de Yasmine et Leïla. 
 
Discussion
En présence de Serge Akl, consultant en ingénierie culturelle et secrétaire général du Festival du Film Libanais de France.
 

Du passé faisons table rase…
17h30 - 19h 

  • Enfants de Beyrouth, France | 2017 | 59 min | vostf, Sarah Srage (Liban)
La réalisatrice nous offre des images d’échanges avec son père Nader, ancien fonctionnaire d’État, qui fut en charge d’annoncer les nombreuses démolitions de bâtiments lors de la période de « nettoyage » et de « reconstruction » de Beyrouth. À travers ce dialogue on observe la dénaturation progressive de cette ville, devenue méconnaissable au fil des années et des divers projets immobiliers. Filmant des familles de pêcheurs, Sarah Srage nous invite au cœur de Dalieh, un territoire précieux, comme l’ultime témoin de ce que fut Beyrouth et le dernier lieu public permettant l’accès de ses habitants à la mer. Cependant sa démolition approche et l’histoire semble se répéter inéluctablement, sous le regard impuissant des pêcheurs, à présent bannis de leur terre.
 
Discussion
 

Concilier les opposés
19h30 - 21h30 

  • Zeinab al-moto | La Fille au scooter, France | 2019 | 81 min | vostf, Dima el-Horr (Liban)
La caméra de Dima nous embarque dans la vie de Zeinab, une jeune Beyrouthine de confession chi’ite qui porte le voile tout en se jouant des codes esthétiques conventionnels. La jeune femme est responsable des microcrédits de la banlieue sud de Beyrouth au sein d’une association, elle s’occupe de particuliers de la classe populaire. Zeinab parcourt les rues de la ville sur son scooter, elle a décidé de se déplacer ainsi malgré les remarques sexistes, afin de concurrencer ses collègues masculins qui gagnent beaucoup de temps et d’argent en évitant les embouteillages grâce à leurs motos. Le film nous dévoile la singularité ce cette Beyrouthine, assumant son indépendance et ses paradoxes, entre valeurs religieuses et modernité. 
 
Discussion
En visioconférence avec Dima el-Horr, réalisatrice et en présence Chantal Verdeil, professeur des Universités à l’Inalco (Paris), Histoire du monde arabe contemporain, département "Etudes arabes".

Type : 

  • Evènements culturels