Table ronde, discussion avec la participation de Catherine Coquio, professeure de littérature comparée à Paris Diderot, et Piotr Biłos, Mcf Hdr à l’Inalco, Paris

Dates :
Jeudi 14 mars 2019 - 18:30 - 20:30
Lieu :
Amphi 4, PLC, 65, rue des Grands Moulins 75013 Paris

Table ronde, discussion avec la participation de Catherine Coquio, professeure de littérature comparée à Paris Diderot, et Piotr Biłos, Mcf Hdr à l’Inalco, Paris.

Le 14 mars à partir de 18 h 30 à l'Amphi 4, au PLC, 65 rue de Grands Moulins 75013 Paris.

Catherine Coquio vient de faire paraître le Journal de Goldberg accompagné d'un choix de lettres.
Une description de l'ouvrage se trouve ici: http://www.pontcerq.fr/livres/disgrace-couronnee-depines/

 
Couverture du livre : Disgrâce couronnée d’épines de Mécislas Golberg

Le 28 décembre 1907, dans une petite maison à Fontainebleau, mourait Mécislas Goldberg, écrivain et penseur né en 1869 à Płock dans une partie de la Pologne occupée alors par le régime tsariste russe. Depuis 10 ans, Goldberg était atteint de tuberculose : celle-ci, en s’aggravant deux années plus tôt, l’avait obligé à rejoindre un sanatorium qu’il finira toutefois par quitter. Cloué au lit, il fait de son agonie un poste d’observation : de la vie qui bascule vers la mort en confrontant l’individu à l’expérience du vide, de la cruauté et perversion des rapports humains au sana, du regard (notamment médical) que la société moderne porte sur les malades, en particulier les tuberculeux, ces successeurs des lépreux et des fous.
Disgrâce couronnée d'épines, le titre du Journal écrit pendant ces années de maladie par Goldberg doit donc être perçu comme distancié et ironique car le malade aime la vie et se montre distant à l’égard de la sublimation que, depuis des siècles, la civilisation fait subir à l’épreuve de la souffrance. Comme le fait remarquer Catherine Coquio, auteure de cette édition du Journal (la première intégrale) : « „Rien n’est frivole comme un mourant” », dit Emerson en épigraphe. »
Le Journal de Goldberg, redécouvert aujourd'hui, apparaît comme une œuvre-carrefour que l'on peut référer (par exemple) aussi bien aux analyses foucaldiennes que, sur un plan strictement littéraire, au Sanatorium au croque-mort ou à une nouvelle telle que La tour (dédiée à la figure du "lépreux" de la cité d'Aoste) des écrivains polonais Bruno Schulz et Gustaw Herling-Grudziński.
 
Organisateur : Piotr Bilos
Equipe de recherche :

Type : 

  • Conférences, tables rondes, ateliers