Formations

Retrouvez sur cette page les brochures et maquettes de nos formations.

A noter : depuis l'année universitaire 2017/2018, les diplômes d'établissement de maya et de nahuatl sont remplacés par un Diplôme de Langues et Civilisation de Mésoamérique, reconnu et agréé par l’Etat.
 

Guarani

Présentation du guarani

La famille linguistique tupi-guarani est très étendue, du sud de la Guyane française jusqu’au nord de l’Argentine en passant par le Brésil, le sud de la Bolivie et tout le Paraguay. Mais dans ces États-Nations, le statut juridique et symbolique des langues relevant de cette même famille linguistique est très varié : minoritaire, régional ou national. Au Brésil, les langues dites « tupi » ont un statut minoritaire et ethnique alors même que dans l’imaginaire national le « tupi » a un rôle fondateur important. En Bolivie, le guarani parlé dans le Chaco est minoritaire par rapport à l’aymara ou au quechua mais il commence à être peu à peu revalorisé. En Argentine, dans la province de Corrientes, le guarani est désormais reconnu comme officielle, au niveau régional. Au Paraguay, le guarani est officiel au même titre que l’espagnol. Il est parlé par 90% de la population paraguayenne et reconnu comme symbole même de la nation, alors même que seuls 2% de la population se reconnaît comme indienne. Les relations entretenues par la population paraguayenne envers le guarani sont complexes : il est un objet de fierté nationale mais aussi synonyme de faible statut socio-économique. La vigueur de l’attachement contradictoire de la population envers le guarani, la vitalité de ses manifestations culturelles et la forte reconnaissance politique dont il bénéficie au Paraguay rendent son étude particulièrement intéressante.

Les cours de guarani

Le cours de langue initie les étudiants à la variété parlée au Paraguay. Le cours de civilisation introduit les étudiants plus largement à l’histoire sociale et à la sociolinguistique des langues qui composent la famille linguistique tupi-guarani.
Quand et où ? Le jeudi de 18h à 20h en salle 3.10

Les enseignants

Capucine Boidin est professeure des universités en anthropologie à l’université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 / IHEAL (Institut des Hautes Études d’Amérique Latines). Elle est chargée du cours de guarani pour l’Inalco.

Élodie Blestel est maîtresse de conférences en linguistique à l’université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 / Département EILA (Études Ibériques et Latino-Américaines).

Joaquín Ruiz Zubizarreta est doctorant en anthropologie social et ethnologie à L'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS).
 

Télécharger la brochure de guarani

Inuktitut

Présentation de l'inuktitut

La formation en langue et culture inuit dispensée à l’Inalco s’appuie sur l’étude de l’inuktitut, qui est parlé par les Inuit de l’Arctique oriental canadien. L’inuktitut détient un statut officiel au Nunavik (Québec arctique) et au Nunavut. C’est le parler du Nunavik qui sert de norme pour l’apprentissage à l’Inalco. De tradition orale, mais transcrit depuis plus d’un siècle au moyen d'un syllabaire, l'inuktitut possède une structure extrêmement dépaysante, de type polysynthétique. L’enseignement, qui se déroule sur quatre années, comprend : l’acquisition des structures et des éléments fondamentaux de la langue, la pratique de l’expression orale et écrite, l’analyse de textes variés, la traduction vers et depuis l’inuktitut ainsi qu’une ouverture linguistique sur la diversité des dialectes, leur fonctionnement et leur évolution. Les cours de culture inuit traitent notamment d’histoire et d’anthropologie.

Les différents diplômes d’inuktitut
L’Inalco propose trois diplômes d’établissement en inuktitut, reconnus et agréés par l’État. Ils constituent un cursus de quatre années d’études, axées sur l’acquisition de connaissances et de compétences relatives à la langue et à la culture inuit de l’Arctique oriental canadien. L’inscription en "Passeport Inuktitut à distance" permet aux étudiants basés au Canada de suivre les cours par visioconférence (et de se présenter aux examens pour un total de 24 ECTS) mais ne donne lieu à aucun diplôme.
 

Quechua

Présentation du quechua

Le quechua compte actuellement environ huit millions de locuteurs répartis dans cinq pays d’Amérique du Sud : Colombie, Équateur, Pérou, Bolivie et Argentine. Plus de la moitié d’entre eux vivent au Pérou où existe également la plus grande diversité dialectale. Ce que l’on appelle communément « le quechua » correspond en effet à un ensemble de dialectes assez diversifié, voire à une famille de langues. Les hypothèses formulées par la linguistique historique font remonter la première expansion de la langue à la seconde moitié du 1er millénaire après J.-C. à partir d’un foyer situé dans le centre du Pérou. 

On distingue deux grands ensembles dialectaux, habituellement appelés « quechua I » et « quechua II ». Le premier réunit les dialectes parlés dans le centre et le centre-nord du Pérou, tandis que le second englobe les dialectes quechuas de l’Équateur et de la Colombie, au nord, et ceux du sud du Pérou, de la Bolivie et de l’Argentine, au sud. La variété enseignée à l’Inalco est celle du sud du Pérou (dialectes de Cuzco et d’Ayacucho), qui est très proche du quechua bolivien.

Diplôme de langue et culture quechuas

L’Inalco propose trois diplômes d’établissement en « langue et culture quechuas » reconnus et agréés par l’État, constitués par un cursus de quatre années d’études.   

Ces DLC en langue et culture quechuas sont valables pour la période 2019-2024.

Master LLCER Quechua

(NB.: consultez ici la brochure des disciplines [UE3] )
 

Mésoamérique

L’Inalco propose un diplôme d’établissement, le Diplôme de Langues et Civilisation de Mésoamérique, reconnu et agréé par l’Etat. Il s’organise sur un cursus de deux années d’études, axées sur l’acquisition de connaissances et de compétences relatives aux langues et cultures de Mésoamérique. 

La Mésoamérique est une aire culturelle et linguistique définie par un certain nombre de traits partagés. Recouvrant une grande partie des Etats actuels du Mexique, du Guatemala et du Belize, y est parlée une centaine de langues se rattachant majoritairement à trois grandes familles linguistiques distinctes : la famille uto-aztèque (ou uto-nahua), la famille otomangue et la famille maya. Sont enseignées dans ce diplôme trois de ces langues :
 
L’apprentissage du nahuatl classique, langue des aztèques et lingua franca de Mésoamérique à la veille de la conquête et dans les premières décennies de la colonisation est complété par des enseignements sur le système de communication graphique de cette langue. Sont également dispensées des cours de langues nahuas contemporaines, aujourd’hui parlées, sous diverses formes dialectales, par environ 1,5 millions de locuteurs du Mexique central.
 
Parmi la trentaine de langues mayas, sont enseignés le tseltal, langue parlée par environ 600 000 locuteurs dans les Hautes Terres du Chiapas et le maya yucatèque, dans laquelle s’expriment quotidiennement environ 800 000 locuteurs. Des notions de cholan classique, langue de prestige précolombienne sont également enseignée dans le cadre des cours sur l’épigraphie maya.

Le Diplôme de Langues et Civilisation de Mésoamérique de l'Inalco offre une formation interdisciplinaire sur cette aire, unique au niveau européen, et permettant de comprendre les phénomènes linguistiques et culturels dans leur évolution.

Modalités du diplôme :
 
Les étudiants souhaitant valider l’ensemble du DLC Mésoamérique doivent choisir dès le premier semestre, en plus des enseignements obligatoires du tronc commun, un parcours de spécialisation, maya ou nahuatl. Ce choix ne pourra pas être modifié dans la poursuite de leur cursus.

Les étudiants ne souhaitant suivre que les enseignements d’une langue en particulier peuvent les suivre dans le cadre d’une :

  • Unité d’enseignement d’ouverture
  • Inscription en mineure
  • Inscription au Passeport Langues O’
 
 

Contact

Direction de la scolarité (DIS)

    • Elise LEMEE
    • Secrétariat pédagogique
    • Bureau 3.41 A
65 rue des Grands Moulins
75013 Paris