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Etudes coréennes, traduction, sciences sociales : pratiques et institutions - 13-14 septembre 2012, université Paris-Diderot

PARIS CONSORTIUM – LE RÉSEAU DES ÉTUDES SUR LA CORÉE
 
PARIS DIDEROT – INALCO – EHESS – ATELIER 2012

« ÉTUDES CORÉENNES, TRADUCTION, SCIENCES SOCIALES : PRATIQUES ET INSTITUTIONS »

13-14 septembre 2012
Université Paris-Diderot

Téléchargez le programme en PDF
 
Sans remonter en 1869 au mythique Dictionnaire français-coréen du père Féron, il doit aller de soi que les questions de traduction ne sont pas neuves dans les études coréennes francophones.
Elles s’imposent immédiatement au premier plan, lorsqu’il s’agit de « prendre langue » à la rencontre de deux mondes culturels. De façon aussi prégnante que peu souvent explicitée –sauf, peut-être, en littérature–, elles sont aussi étroitement chevillées au travail quotidien qui, en « aires culturelles », transforme l’Autre en objet de connaissance. Affranchies enfin de leurs ancrages anciens dans les questions de langues, elles déploient aujourd’hui une panoplie de questionnements neufs : flux, marchés, professions, outils, normes, institutions, corpus, veille, stratégies nationales…
Au temps mondialisé des intelligences croisées, la traduction est une institution sociale critique, investie par des enjeux de pouvoir.
Ces deux journées de travail programmées à l’automne 2012 n’ont pour objectif ni de faire le tour superficiel de toutes ces nombreuses questions ni de les aborder sur le mode limité et dense de la communication scientifique. Conformément aux objectifs du Réseau des études sur la Corée soutenu par l’Academy of Korean Studies, on privilégie un dispositif d’échanges capable de confronter des expériences, de rendre compte de projets, d’ouvrir des perspectives et des chantiers ; entre la Corée et la France, entre études coréennes et aires culturelles proches, entre coréanologie et disciplines ; entre les partenaires d’un réseau ouvert de coopérations.
Outre les établissements partenaires du Réseau des études sur la Corée, seront représentés les membres du groupe de recherche « Traductions, Sciences sociales de la Corée » mis en place depuis dix ans dans l’équipe Chine, Corée, Japon (UMR 8173), ainsi que le Korean Litterature Translation Institute et l’Institute for the Translation of Korean Classics.
Quatre ateliers de travail ont été conçus pour donner corps à ces finalités mêlées :

 
Atelier 1 – La traduction en pratiques : retour d’expériences et chantiers en cours
Pour ces « savoirs situés » que constituent les recherches en aires culturelles, la traduction est une pratique aussi centrale que peu explicitée et peu décrite. A distance des pures questions de langue, plusieurs expériences personnelles et projets de recherche en cours seront évoqués à partir des questions les plus vives. Par exemple : qu’apportent les ateliers collectifs ? La traduction des notions est-elle centrale et première ? Que peut-on apprendre (que doit-on laisser) de la traduction littéraire ? Qu’est-ce qu’être lisible en sciences sociales ? Comment restituer des régimes d’argumentation ?
 
Atelier 2 – Traduire le chinois classique en Corée et en France
On le sait, le chinois classique est loin d’être uniment la langue des Classiques chinois. Il est la langue vivante d’une civilisation qui, jusqu’aux frontières du 20e siècle, a servi de medium à toutes sortes de discours. Si son espace d’expansion embrasse « naturellement » un monde sinisé où d’autres cultures avec leurs langues s’en sont tôt emparées par la traduction, le commentaire et la création propre, il relève aussi d’autres longues traditions savantes : la sinologie française par exemple. De canon en corpus et de diglossie en retraductions comment le coréen et le français affrontent-ils ce monument « globalisé » ?
 
Atelier 3 – Enjeux sociaux, culturels et politique de la traduction
La Corée traduit en masse la pensée française ; la France ne traduit rien des sciences sociales coréennes. A terme, cet échange inégal est-il à sans conséquences ? Arraché aux mains des linguistes, placé au cœur des interrogations des sociologues de la culture ou des historiens des circulations et investi de puissants enjeux économiques, politiques – éthiques aussi –, l’objet « traduction » est un symptôme et un analyseur de la mondialisation. La discussion portera sur les acteurs (institutions, traducteurs, éditeurs) ou les objets (flux, publics, stratégies, marchés, genres) impliqués dans cette grande transformation.
 
Atelier 4 – Outils du Web, éditions électroniques et traductions
La conservation et la communication des documents numériques – y compris des documents traduits – vont permettre de valoriser les travaux du Réseau des Etudes sur la Corée. Quoiqu’elles s’appuient sur les technologies disponibles dans ce domaine, il ne s’agit pas simplement d’une question technique : à partir d’une analyse des besoins et des contraintes des documents, à partir d’expériences éditoriales en cours impliquées dans la traduction comment choisir les outils les mieux adaptés ?



13-14 sept Corée Traduction (document PDF - 300 ko)
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L’Inalco a été autorisé à délivrer le diplôme d’Habilitation à diriger des thèses par l’arrêté du 6 juillet 1994.
La procédure, adoptée par le conseil scientifique du 17 octobre 2001, est la suivante :
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