Présentation
Directrice : Isabelle RABUT isabelle.rabut@inalco.fr
L’équipe ASIES de l’INALCO est née du regroupement de deux équipes existantes (le Centre d’études chinoises ou CEC et le Centre d’études et de recherches sur l’Océan indien ou CEROI, rebaptisé Centre de recherches sur l’Océan indien occidental et le Monde austronésien ou CROIMA) et de trois nouveaux groupes de recherche, travaillant respectivement sur l’Asie du Sud et du Sud-est (CEASSE), la Corée (CECO), et la Haute-Asie (équipe Tibet-Népal-Mongolie ou TINEMO).
Pour la première fois se trouve ainsi créé à l’INALCO un vaste espace de recherche englobant des régions du monde qui, malgré les distances qui séparent certaines d’entre elles, sont étroitement liées d’un point de vue linguistique (le malgache, faut-il le rappeler, appartient, comme le malais ou certaines langues aborigènes parlées à Taiwan, au groupe des langues austronésiennes), historique et culturel. Cette nouvelle unité de recherche croisera une double approche : – 1°) Pluridisciplinaire et de sciences humaines et sociétales, sur la base des instruments de lecture des espaces et des sociétés que constituent l’histoire, les sciences politiques, la géographie, la sociologie, la littérature, l’histoire de l’art, l’ethnologie, l’économie, la linguistique, les études culturelles. – 2°) Très largement transversale, de manière à allier la connaissance fine des aires culturelles à des problématiques communes aux diverses sociétés asiatiques telles que la formation des identités (culturelles, politiques, religieuses...), la définition des espaces nationaux, la mondialisation. Au-delà des séminaires et ateliers de recherche propres à chaque aire, qui sont les lieux d’élaboration des problématiques et de restitution des résultats scientifiques, la constitution de cette unité permettra la création d’un séminaire de recherche sur l’Asie. Les composantes de l’équipe ASIES (EAD 4512) sont :
Le Centre d’études chinoises (CEC) Directeur de la composante : Frédéric WANG frederic.wang@inalco.fr Créé en 1977, le Centre d’études chinoises de l’INALCO (C.E.C.)anime des activités de recherche dans les domaines de l’histoire, de la société, de la littérature ancienne et moderne et de la pensée chinoises. Il privilégie les approches interdisciplinaires et l’ouverture sur les autres grandes civilisations extrême-orientales. Pour en savoir plus, voir la rubrique « les axes de recherche ».
Le Centre d’études coréennes (CECO)
Le Centre d’Etudes Coréennes (CECO) se donne pour objectif général de permettre l’osmose des trois missions que sont l’enseignement, la professionnalisation (métiers des langues) et la recherche liés à la Corée. Il s’agira ainsi de disposer non seulement d’un lieu de travail en équipe, mais aussi d’une position stratégique où pourraient converger les moyens, intérieurs et extérieurs (en particulier en provenance de fondations coréennes), rendant possible le montage de projets pertinents et en cohérence avec l’objectif général. Dans le cadre du contrat quadriennal 2010-2013, le CECO accueille et assume un projet transversal et à plusieurs dimensions (disciplinaire, historique et géographique) portant sur un phénomène qui caractérise et conditionne à la fois l’unicité et la diversité des cultures coréennes et est-asiatiques : « Pluralité culturelle et religieuse en Corée et en Asie de l’Est », voir la rubrique « les axes de recherche ».
Le Centre de recherche sur l’Océan indien occidental et le monde austronésien (CROIMA) Le monde austronésien s’étend des confins africains (Madagascar) à l’île de Pâques, ce qu’atteste la proximité de la donne linguistique (par exemple la numération en javanais – la plus importante langue régionale de l’Indonésie en termes de locuteurs, près de 100 millions – est très proche de celle du malgache), anthropologique (pratique des doubles funérailles à Madagascar, Indonésie et Philippines). Une approche comparatiste et pluridisciplinaire des sociétés de cette vaste aire linguistique devrait ainsi permettre de confronter les acquis de recherches passées (linguistiques, anthropologiques, historiques et archéologiques) encore éparses pour mieux comprendre les modalités de la diffusion des cultures austronésiennes dans le temps et dans l’espace ; et, sur cette base, de proposer un nouveau faisceau d’hypothèses. Le CROIMA est le prolongement du CEROI (Centre d’Etude et de Recherche sur l’Océan Indien occidental EA1439) et s’occupe également des territoires riverains de l’Océan Indien occidental, soit Madagascar, la République islamique des Comores, Mayotte, les Mascareignes et la côte orientale d’Afrique. Pour en savoir plus, voir la rubrique « les axes de recherche ».
Le Centre Asie du Sud et du Sud-Est (CEASSE) A l’heure où se multiplient entre océan Indien, mer de Chine et Pacifique, des groupements régionaux en tous genres dont l’ASEAN et la SAARC constituent les exemples les plus parlant, l’on doit s’interroger sur la validité de ces constitutions et sur les résistances qu’elles rencontrent : objets circonstanciels ou émergence dans le monde moderne – et en termes contemporains – de réalités régionales sous-jacentes. Le Centre Asie du Sud et du Sud-Est (CEASSE) se donne pour objectif de positionner la réflexion à trois échelles de temps : – Dans la longue durée, de repenser la mondialisation, ses acteurs et ses résultats : en réévaluant les ‘échanges’ matériels, culturels et immatériels entre les espaces ; en étudiant le rôle historique des « promoteurs » de la ‘mondialisation’ et des diverses diasporas ; en mesurant l’impact des acteurs dominants de l’économie mondiale d’aujourd’hui sur le Sud-Est Asiatique ; en évaluant la diffusion des religions constituées (islam, bouddhisme, hindouisme, christianisme) et l’évolution du phénomène religieux. – Sur le temps moyen, de questionner le découpage de l’espace hérité de la colonisation pour s’interroger sur le positionnement des territoires face aux nouvelles dynamiques régionales transfrontalières ; en synchronie, de désosser grâce aux outils de la linguistique historique les concepts définis à travers les référents culturels dominants d’origine occidentale (Nation, Etat, Frontière, Individu, Progrès, Démocratie...). – Sur le temps court, de confronter le maintien de logiques d’organisation sociale traditionnelles aux discours politiques dominants ; et d’amorcer une réflexion sur ce que l’on entend par identité, en croisant les sources et les discours en vernaculaires (mythes, littératures, presse…). Dans le cadre du contrat quadriennal 2010-2010, cette pétition de principe a été concrètement déclinée en deux axes de recherche : « échange de biens matériels, culturels et immatériels » ; « littérature et mutations sociétales : la période de Renouveau en République Socialise du Viêt-Nam, à partir de 1986-87 » ; voir la rubrique « les axes de recherche ». Littérature et société : Tibet, Népal, Mongolie (TINEMO)
Créé en même temps qu’ASIEs en 2010, le TINEMO se donne pour objectif d’étudier une aire d’échanges et de confrontation pluriséculaire en Haute Asie, entre trois zones de civilisation distinctes. En effet, les relations politiques, militaires, religieuses, artistiques et culturelles, sont attestées depuis le VIIe siècle entre le Tibet et le Népal et depuis 1223 entre le Tibet et l’empire de Gengis Khan. Le premier projet de la composante est la rédaction d’un manuel d’histoire de la littérature tibétaine du VIIe s. à nos jours. Par la suite, nous espérons pouvoir développer des projets de recherche transversaux entre ces trois aires de civilisation, tant sur les plans historiques que littéraires et plus largement culturels." voir la rubrique « les axes de recherche ».
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