Langage, langues et cultures d’Afrique noire (LLACAN UMR 8135)
Présentation Fondé en 1994, le laboratoire Langage, Langues et Cultures d’Afrique Noire (LLACAN, UMR 8135) est une unité mixte de recherche du CNRS et de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO). Il est organisé en trois équipes aux nombreuses interactions et est membre de la Fédération Typologie et Universaux Linguistiques du CNRS (FR 2559) depuis sa fondation. Il y pilote 2 projets de recherche pour le contrat 2010-2013.
La recherche au LLACAN repose sur de la documentation de première main recueillie par les chercheurs au cours de longues missions de terrain en Afrique, en immersion dans les communautés de locuteurs. Elle est centrée sur (i) la documentation et l’analyse complètes des structures linguistiques et ethnolinguistiques de langues de l’Afrique sub-saharienne, souvent sans tradition d’écriture et en voie d’extinction, peu ou mal documentées ; (ii) l’analyse des politiques linguistiques et la valorisation des langues africaines à travers une réflexion approfondie sur l’apport des technologies nouvelles à l’informatisation des données linguistiques et au traitement automatique des langues ; (iii) l’analyse des littératures orales et écrites produites en langues locales, accès privilégié aux cultures qu’elles véhiculent. Plus de 80 langues, groupes de langues et créoles aussi variés génétiquement que typologiquement sont étudiés, y compris les langues anciennes d’Afrique (égyptien et méroïtique).
Toutes les recherches s’inscrivent dans des approches théoriques plus larges (comparatisme, linguistique cognitive et typologique) nous permettant ainsi de contribuer à la compréhension théorique du langage humain, de la culture et de la cognition. A partir d’une méthode inductive, le LLACAN poursuit des recherches permettant des généralisations concernant la nature et les mécanismes de la capacité de langage et des capacités cognitives associées. Il étudie également les relations entre les langues africaines en termes de développement historique et de liens génétiques, ainsi que d’influence des phénomènes de contact entre des langues d’une même zone géographique. L’exemple des langues africaines nous permet ainsi de poser les bases scientifiques de la compréhension des raisons et des mécanismes de développement du langage en général.
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