Inauguration de la Maison de la recherche

La Maison de la recherche de l'Inalco a été inaugurée, au cœur du 7ème arrondissement de Paris, le 19 octobre dernier. L'événement a été marqué par trois temps forts : les discours inauguraux tenus dans l'auditorium Georges Dumézil, la visite guidée du bâtiment historique et le cocktail dans les salons. Se sont succédés au micro : Jean-François Huchet, Président de l'Inalco ; Claire Giry, Directrice générale de la recherche et de l'innovation au Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation ; Anne-Sophie Barthez, Directrice générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle au Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation ; Slim Khalbous, Recteur de l'AUF et Christophe Kerrero, Recteur de la région académique Île-de-France.

Article de News Tank publié le 22 octobre 2021.

Inalco : Maison de la recherche rénovée, « un outil à la hauteur de nos ambitions » (J-F. Huchet)


« Nous avons désormais un outil de travail à la hauteur de nos ambitions pour nos activités de recherche », déclare Jean-François Huchet, président de l’Inalco, le 19/10/2021, lors de l’inauguration de la nouvelle Maison de la recherche, située dans l’hôtel particulier Bernage, rue de Lille à Paris, après un an de travaux. L’Inalco y est installé depuis 1873.

« Cela faisait longtemps que nous attendions cet événement, car les travaux ont eu lieu entre janvier 2019 et février 2020, cela faisait donc un an et demi que le bâtiment était prêt, mais la pandémie nous a empêchés de le montrer », indique-t-il à News Tank, le 21/10.

La maison abrite les 14 équipes de recherche, la direction de la recherche et des études doctorales, les publications de l’Inalco, le siège de la nouvelle fondation, ainsi que l’ingénierie administrative et financière de la recherche et la direction administrative et technique.

« Un des objectifs était de fournir de bonnes conditions de recherche et des espaces de grande capacité, d’abord avec l’auditorium de 100 places ou des salles de réunion de 50 places chacune, pour accueillir des événements ou organiser des séminaires inter laboratoires », indique le président. 

Les travaux ont coûté 4,5 M€ financés sur fonds propres. « Nous étions entre deux CPER1 et nous voulions quand même avancer avec la réserve dont nous disposions. »

Ce qui n’a pas empêché l’institut de demander des moyens dans le cadre du futur CPER et du plan de relance, qu’il n’a pas obtenu. « Nous sommes un peu déçus, car il reste des choses importantes à faire sur des boiseries, mais aussi en matière d’efficacité énergétique, entre les fenêtres mal isolées et la chaudière surdimensionnée, qui coûtent beaucoup d’argent en fonctionnement. »


Des grands plateaux pour les laboratoires

L’institut est installé dans cet hôtel particulier depuis 1873, et s’appelait alors l’École des langues orientales.

« C’est notre bâtiment historique, mais au tournant des années 1970, il s’est révélé trop petit du fait de la croissance du nombre des étudiants. C’est pour cela que l’Inalco a eu plusieurs autres sites, dans l’ancien bâtiment de l’Otan où est l’Université Paris-Dauphine, à Clichy, Asnières, avant de construire et d’intégrer notre nouveau bâtiment dans le quartier des Grands moulins (Paris 13e) en 2011. »

Le bâtiment rue de Lille n’avait pas connu de rénovation depuis 1935. « Il n’était pas du tout organisé pour un usage de recherche, il n’y avait pas d’auditorium, les équipes étaient assez mal logées. Il a donc fallu tout refaire, sauf certaines pièces emblématiques comme l’ancien bureau de la présidence. Tout le reste a été détruit et refait. » Les équipes ont donc dû être relocalisées le temps des travaux.

En plus des grands espaces, comme l’auditorium ou des salons aménagés en salles de réunion qui peuvent être réservés via un planning en ligne, les laboratoires s’organisent en « grands plateaux avec des espaces ouverts permettant aux équipes de se réunir ».

« Et si nous avons limité les enseignements, qui se tiennent plutôt aux Grands moulins, le bâtiment rue de Lille peut aussi accueillir ponctuellement des séminaires doctoraux ou de M2, ou des chercheurs en visite, avec cinq salles de cours ou de réunion. »


Une cabine de traduction et d’enregistrement

Il a fallu aussi équiper les lieux. « Nous avons prévu dans l’auditorium une cabine de traduction et d’enregistrement, car nous souhaitons que tous les événements qui s’y tiennent puissent être enregistrés et déposés sur la plateforme qui recueille toutes les données sur les études aréales. »

Pour les équipes de recherche en traitement automatique des langues ont été installées des salles équipées en ordinateur avec des capacités de stockage important. « Et sur nos deux sites, nous avons prévu d’avoir des systèmes de stockage et de relais sur des serveurs. »


Relever les défis de la recherche

« Si la recherche est l’étage le moins visible et connu de l’Inalco, pourtant elle a toujours existé dès ses origines. Ainsi, dans le domaine des études aréales, nous avons la plus forte concentration d’E-C du monde », indique le président de l’Inalco, lors de l’inauguration.

Il précise que cette année, les chercheurs de l’Inalco portent 25 projets dans le cadre d’un contrat de recherche (ANR, ERC, etc). Dans cette perspective, l’Inalco a « terminé cette année la réorganisation d’un service d’appui à la recherche », ajoute-t-il.

Il ajoute : « L’Inalco doit prendre toute sa place dans le renouveau des études aréales. Les défis posés aux SHS sont immenses dans un monde muticentré, qui nous oblige à analyser l’ensemble des histoires, cultures, philosophies. Ce constat était déjà présent au moment de la création des Langues O, mais se pose encore plus aujourd’hui, et se traduit par plusieurs défis :
  • Renforcer encore et toujours l’apprentissage des langues ;
  • favoriser l’immersion sur les terrains dans la recherche ;
  • poursuivre et renforcer la recherche collective ;
  • renforcer les réponses aux AAP européens en essayant de structurer des thématiques, par exemple autour de l’islamologie ;
  • s’appuyer sur la coopération européenne et francophone ;
  • renforcer notre présence dans les humanités numériques ;
  • répondre au défi de la valorisation de la recherche, passant par une meilleure communication, et notamment notre plateforme multimédia. »

S’il admet qu’un bâtiment « ne fera pas tout », il se dit « confiant que la communauté qui fait vivre l’établissement ouvrira cette nouvelle page et relèvera ces défis ».

Par News Tank

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