Témoignages VAE


 

Natalia Kanevsky - Master Sciences du Langage, spécialité : traduction, rédaction, médiation multilingue (TRM)

  • En quelle année avez-vous effectué votre VAE, quel diplôme avez-vous passé ?
2017 - Master « Sciences du Langage », spécialité : traduction, rédaction, médiation multilingue. Mention « russe et hébreu »
 
  • Quel a été le déclencheur pour mettre en route cette démarche ?
Le fait d’avoir pratiqué le métier de traducteur et d’interprète tout au long de ma carrière de journaliste dans les médias multilingues.
 
  • Pourquoi à l’Inalco ? Et avez-vous fait la demande dans une autre université ?
Je n’ai pas fait la demande dans une autre université car l'Inalco est le seul établissement d’éducation supérieure en France spécialisé en langues orientales et capable de délivrer le diplôme en traduction avec mention « russe et hébreu » , correspondant à mon cas.
 
  • Quelles ont été les étapes ?
La prise de contact avec Madame Gehant, la coordinatrice de formation continue à l'Inalco, suivie par un RDV pour la prise de renseignements ; la constitution et le dépôt du dossier ; l’entretien avec le jury. 
 
  • Que pensez-vous de l’aide apportée par la Formation continue ?
Très utile et complète.
 
  •  Avez-vous appris des choses en réalisant cette VAE ?
Oui, car je n’ai pas connu un parcours pareil avant, et je le trouve très juste et pratique quand il s’agit de ceux qui possèdent une expérience professionnelle de longue date.
 
  • Que conseilleriez-vous à des prétendants à la VAE ?
Constituer un dossier de candidature très clair et détaillé, relevant sur le travail systématique et approfondi dans le domaine concerné.   
 

 

Amani Jaradeh - Master Métiers de l'International, spécialité : commerce international

  • En quelle année avez-vous effectué votre VAE, quel diplôme avez-vous passé ?
2016 -2018 - Le master Métiers de l’International, spécialité : commerce international.
 
  • Quel a été le déclencheur pour mettre en route cette démarche ?
Arrivée en France avec plus de 10 ans d'expériences commerciales, logistiques et administratives, j'ai commencé à chercher un emploi dans ces domaines, mais cela n'était pas facile sans avoir un diplôme français qui pouvait résumer mes expériences.
 
  • Pourquoi à l’Inalco ? Et avez-vous fait la demande dans une autre université ?
C’est en recherchant sur le site du RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) que j'ai trouvé la fiche de Master Langues Cultures et Sociétés du Monde / mention :  métiers de l'international, spécialité : commerce international. Ce master correspondait à mes besoins et de plus, il a déclenché mon envie de me lancer dans le processus de VAE.
En fait, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de liens entre les compétences requises par ce titre et celles que je possédais déjà.
 
  • Quelles ont été les étapes ?
    • Dossier de candidature initial (Livret 1)
    • Dossier de demande de Validation des Acquis de l’Expérience en décrivant les activités professionnelles, les expériences personnelles, les acquis de formation et en ajoutant les rapports, les diplômes et certifications... (Livret 2)
    • Accompagnement en face à face ou par téléphone
    • Présentation devant le jury
    • Inscription administrative et pédagogique pour compléter les matières restantes au Master
 
  • Que pensez-vous de l’aide apportée par la Formation continue ?
J'ai reçu tous les conseils, renseignements et soutien nécessaires par la référente VAE de l'Inalco durant la rédaction du dossier et le suivis des cours à l'Inalco.
 
  • Avez-vous appris des choses en réalisant cette VAE ?
Effectivement, je n'étais pas dispensée des éléments pédagogiques dans lesquels je n'avais pas beaucoup d'expérience. La VAE m'a permis d'enrichir mes connaissances et mes compétences en commerce international. 
 
  • Que conseilleriez-vous à des prétendants à la VAE ?
Tout d'abord, je conseille aux prétendants à la VAE de bien choisir le diplôme. Ensuite, il faut passer du temps à décrire les expériences professionnelles en lien avec les matières du diplôme demandé, es activités effectuées et les compétences requises. Enfin, il faut avoir confiance en soi lors des auditions et de la présentation devant le jury.
 

Nicolas Chabolle - Licence LLCER (langues, littératures et civilisations étrangères et régionales) de tibétain

  • En quelle année avez-vous effectué votre VAE, quel diplôme avez-vous passé ?
2016 - Licence LLCER de tibétain.
 
  • Quel a été le déclencheur pour mettre en route cette démarche ?
J’avais accumulé au fil des années de nombreuses expériences professionnelles de traduction et d’interprétariat en tibétain, une langue que j’avais apprise précédemment à l’Inalco en tant qu’auditeur libre. J’avais aussi toujours gardé un contact avec le monde universitaire en lisant des publications et en assistant à de nombreuses conférences de type universitaire.
Pour dire les choses simplement, j’étais passionné par la tibétologie et la bouddhologie mais je restais forcément à distance parce que je n’avais jamais passé le baccalauréat et que je ne pensais pas devenir partie prenante de ce monde. 

Au bout d’un moment, l’envie de donner une finalité et une concrétisation à cette passion est devenue trop forte et j’ai commencé à réfléchir aux moyens d’entrer complètement dans le monde universitaire. D’une certaine manière, j’avais aussi envie de voir ce que je valais et de mettre mes connaissances et aptitudes à l’épreuve, car je ne savais pas du tout si j’étais capable ou non de suivre un cursus universitaire. C’est à cette période que j’ai appris l’existence de la VAE à l’Inalco.
 
  • Pourquoi à l’Inalco ? Et avez-vous fait la demande dans une autre université ?
Je n’ai pas fait de demande dans d’autres universités. J’ai choisi l’Inalco car j’y avais déjà étudié précédemment en tant que candidat libre et ce pendant plusieurs années. J’avais aussi tissé des liens avec l’équipe enseignante et certains étudiants de la section Tibet, j’aimais beaucoup l’ambiance qui y régnait. J’y avais mes marques et l’Inalco m’avait toujours donnée l’impression d’une université bienveillante avec une bonne ambiance générale.
 
  • Quelles ont été les étapes ?
Dans mon souvenir, d'abord la constitution du dossier puis l'écriture et enfin l’audition devant plusieurs membres de l’université. La constitution du dossier m’est d’abord apparue comme une tâche assez ingrate et fastidieuse, mais au final très instructive car elle m'a permis de faire le point sur mes véritables connaissances et expériences. Au delà d’une tâche administrative, ce fut aussi une manière de faire un point d’étape sur ma vie jusque-là.
 
  • Que pensez-vous de l’aide apportée par la Formation continue ?
Excellente. J’ai toujours ressenti une bienveillance générale dans cet établissement que je fréquente depuis près de quinze ans. Ce sentiment ne s’est pas démenti avec la VAE, bien au contraire.
 
  • Avez-vous appris des choses en réalisant cette VAE ?
Je n’ai jamais passé le baccalauréat et n’ai jamais été confronté de manière officielle à un cursus universitaire puisque j’ai toujours été auditeur libre. Cette VAE, de par la rigueur qu’elle implique dans sa démarche, m’a donné un avant goût de ce à quoi le master auquel j’aspirais pouvais ressembler.
Par ailleurs, c’est une bonne manière de tester sa détermination, car il en faut un minimum pour mener un bien cette validation.

On a parfois l’impression que le monde universitaire est assez hermétique, lourd d’un point de vue administratif et qu’il préfère les parcours en ligne droite plutôt que les zigzags. Mais la VAE m’a appris que ce milieu est aussi très ouvert, car cette entrée dans l’université, est plus pour moi une « reconnaissance » qu’une « validation ».
C’est peut-être un peu romantique de le dire comme ça, mais pour moi, la VAE représente une des facettes les plus humaines et poétiques de l’université. Celle qui sait voir des nuances de gris dans les documents imprimés en noir et blanc et qui a conscience que tout le monde ne coche pas les mêmes cases.
 
  • Que conseilleriez-vous à des prétendants à la VAE ?
Foncez ! Il n’y a de toute façon rien à perdre et l’expérience, couronnée de succès ou non, est très enrichissante.