Le tifinagh / alphabet berbère : histoire et statut actuel

Deux constats sont à avancer quant au choix du tifinagh/tifinaɣ comme caractère officiel pour écrire la langue berbère dans certains pays comme le Maroc et la Libye. Le premier constat est que ce choix n’est pas passé inaperçu. Il a suscité beaucoup de débats et controverses d’ordre idéologique et politique. Le second est lié au fait qu’il a imposé, d’une part, la codification et l’aménagement de cet alphabet pour qu’il s’adapte aux propriétés phonétiques du berbère et, d’autre part, des questionnements autour de son histoire et de ses anciens emplois.

Nous essayerons de tracer l’histoire du tifinagh et son évolution et d’aborder ses différentes formes, notamment celle de l’Ircam qui représente sa forme aménagée. Nous nous intéresserons aussi au statut sociolinguistique actuel du tifinagh/tifinaɣ dans les différents pays du monde berbère. 


1- Le tifinagh, aperçu historique
 
Le tifinagh/tifinaɣ est un système d’écriture très ancien utilisé par les Numides au Nord de l’Afrique depuis l’Antiquité. Appelé aussi le libyque, cet alphabet a pu survivre et nous parvenir par le biais des habitants autochtones de cette vaste région qui ont continué à l’employer. Par l’intermédiaire d’un grand nombre d’inscriptions encore conservés (ex : fig.1), des informations utiles sur la langue ont été révélées affirmant que ces anciennes formes ont évolué pour donner lieu au tifinagh actuel (Camps, 1992).
 
Concernant les origines du tifinagh, la problématique n’est toujours pas tranchée. Casajus (2013) estime que les Libyques auraient créé leur système d’écriture entre le VIe et le IVe siècle avant J.-C. (Fig. 1) en se servant de plusieurs lettres employées à l’époque par les Phéniciens et les Puniques et en en créant d’autres. Amara (2020 : 541) parle d’un écart de plusieurs siècles dans l’estimation des écritures anciennes libyques. Elle cite l’inscription pariétale d’Azib n’Ikkis du Yagour (Fig. 2) découverte dans le Haut-Atlas marocain par Malhomme en 1959 dont la datation a été placé à l’âge de Bronze II.
 

Inscription du mausolée d’Atban (texte libyque). British Museum. Cliché Sophie A. de Beaune
Fig. 1 : Inscription du mausolée d’Atban (texte libyque). British Museum. Cliché Sophie A. de Beaune © DR‎
L‘homme à l‘inscription, gravure de l’Azib n’Ikkis (Photo J. Malhomme)
Fig. 2 : L‘homme à l‘inscription, gravure de l’Azib n’Ikkis (Photo J. Malhomme) © DR‎


 
L’utilisation du tifinagh en Afrique du nord remonte au moins jusqu’à la fin du monde antique connu par l’apparition des premières civilisations de l’écriture (Chaker : 2011). Malgré sa disparition dans la zone nord du monde berbère pour des raisons religieuses[1], son usage a continué chez les Touaregs qui le considèrent comme l’alphabet propre à leur peuple et les distingue des Arabes et des autres populations voisines (Chaker : 2011).
 
Un autre aspect de la recherche témoigne que le berbère était écrit en se servant du caractère arabe. Cette tradition s’est répandu plus dans le Souss, au sud du Maroc, comme en témoignent les manuscrits étudiés (fig. 3) provenant de cette région (Bounfour : 2010). À La fin du XIXe siècle, avec l’apparition du premier dictionnaire kabyle-français de Jean-Michel de Venture de Paradis, une nouvelle ère s’est ouverte avec la transcription du berbère en caractère latin, qui ne s’est jamais arrêtée jusqu’à nos jours. En effet, une grande partie des recherches scientifiques sur le berbère sont faites en caractère latin, et l’enseignement de la langue lui-même se fait en écriture latine dans un grand nombre d’universités en Europe ou au Maghreb proposant un parcours berbère.

 

Fig. 3 : Extraits de manuscrits chleuhs privés (inédits). Écriture calligraphiée.
Fig. 3 : Extraits de manuscrits chleuhs privés (inédits). Écriture calligraphiée. © DR‎


 
 
2- Évolution, différentes formes
 

Le tifinagh ancien/libyque occupait un territoire immense car des signes de cette écriture ont été retrouvé dans l’ère berbère actuelle qui s’étend depuis la Méditerranée jusqu’au sud du Niger et des îles Canaries jusqu’à Siwa en Egypte.
 
Les chercheurs distinguent quatre âges historiques plaçant l’écriture tifinagh dans la continuité des signes libyques. On parle alors de quatre grands types d’alphabet : le libyque oriental et le libyque occidental, le tifinagh ancien et le tifinagh récent (Chaker, 1984).
 
 
2.1- Le libyque oriental et occidental
 
Le tifinagh est un alphabet consonantique qui n’a pas cessé d’évoluer à travers l’histoire tout en gardant une constance au niveau morphologique et structural. Dans l’écriture libyque composé de 24 signes (Fig. 4), les voyelles ne sont pas transcrites contrairement aux semi-voyelles (y, w) et on ignore le doublement des consonnes et l’indication de la tension (Camps :2011).
 

Fig. 4 : L’alphabet libyque « oriental » d’après J.-B. Chabot
Fig. 4 : L’alphabet libyque « oriental » d’après J.-B. Chabot © DR‎




2.2- Du tifinagh ancien au tifinagh actuel chez les Touaregs
 
D’une manière générale, le tifinagh ancien est considéré comme très proche du tifinagh actuel de l’Ahaggar (Algérie) et de l’Ajjer (Algérie/Libye) (Claudot Award : 2011), et les Touaregs actuels arrivent à le lire et l’interpréter.
 
En effet, ce sont les Touaregs qui ont continué à utiliser le tifinagh et c’est grâce à eux que cet alphabet a pu survivre jusqu’à aujourd’hui. On peut distinguer de légères différences d’une région à une autre (Fig. 5a), mais malgré tout, les textes écrits dans une région peuvent être lu facilement et compris dans une autre. D’autre part, Les caractères tifinagh ont été utilisé pour décorer à fois les bijoux des femmes et les armes des hommes et également pour écrire des petits textes et poème d’amour.
 

Fig. 5a : Tableau des tifinaghs (alphabet touareg), d’après Agali Zakara (1984)
Fig. 5a : Tableau des tifinaghs (alphabet touareg), d’après Agali Zakara (1984) © DR‎


 
 
2.3- Le tifinagh de l’Ircam[2] : quel caractère pour quelle langue ?
 
La situation sociolinguistique dans le monde berbère a donné lieu à un morcellement de dialectes et de sous-dialectes. Il était légitime de réfléchir aux stratégies à même de remédier à la situation de précarisation dans laquelle il se trouve et d’assurer sa survie (Boumalk, 2009), et donc s’assurer que la langue berbère se dote de nouvelles fonctions en tant que langue écrite.
 
Dans ce cadre s’inscrivent des interventions d’aménagements dans les différents pays berbères. L’aménagement concerne les différents aspects de la langue, y compris des caractères de son écriture. Notons à cet égard, que ces interventions linguistiques, qu’elles soient officielles ou émanant des organismes ou des groupes de chercheurs indépendants, n’ont pas accordé une même place à l’alphabet tifinagh par rapport à la langue berbère et que le choix d’écrire le berbère s’est basé sur des critères pragmatiques et fonctionnels.
 
Pour la normalisation du tifinagh au Maroc, l’Ircam (Institut royal de la culture amazighe) a mis en place un système d’écriture appelé tifinagh-Ircam (Fig. 5b) en se servant de la graphie ancienne et de l’innovation contemporaine.
Pour se faire, quatre critères ont été pris en compte à savoir l’historicité, la simplicité, l’univocité du signe et l’économie (Lguensat : 2011). Son élaboration a permis une notation simple et exhaustive du berbère, au moins dans le contexte linguistique marocain.
 
 

Fig. 5b : tifinagh ‐ Ircam.
Fig. 5b : tifinagh ‐ Ircam. © DR‎


 
 
3- Le tifinagh et sa situation sociolinguistique actuelle
 

La langue berbère est toujours minorisée et son statut sociolinguistique est défavorable. Cette situation a un impact direct sur sa diffusion et sa transmission (Boukous, 2012). Sa réalité linguistique se caractérise par la variation et la dynamique. Elle est éclatée en plusieurs grands dialectes régionaux, chacun de ces dialectes est éclaté en sous-dialectes ou des dialectes locaux constituant des parlers. À titre d'exemple, le dialecte régional « tamazight[3] » contient un ensemble de sous dialectes, nous citerons : le tamazight de Béni-Mellal, le tamazight d'Errachidia, le tamazight de Ait Sadden, etc. (Nejme et Boulaknadel, 2012). Entre ces dialectes, l’intercompréhension est parfois malaisée, notamment dans les aires éloignées les unes des autres (Boukous, 2012). Le processus de dialectalisation[4] contribue fortement au scellement des communautés sociolinguistiques isolées et cloisonnées.
 
Il en découle donc que la situation du tifinagh n’est pas la même dans l’ensemble des pays berbères. Elle est tributaire du statut sociolinguistique du berbère d’une manière générale. Dans ce sens, il faut distinguer des États où la langue berbère est une langue officielle des autres pays où sa situation n’est pas reconnue comme langue avec un statut officiel. Pour illustrer cette disparité, partons les exemples suivants : Maroc, Algérie. Dans cette optique, le Maroc se distingue par le fait que le tifinagh est aménagé et codifié, mais également officialisé par la loi organique promulguée en 2019[5] qui postule qu’il est l’unique caractère employé pour écrire la langue berbère standard dans l’enseignement, dans les administrations, dans les affiches et dans tout ce qui relève de la sphère publique. Si le statut du tifinagh est relativement clair dans la politique linguistique au Maroc, il l’est moins dans le cas de l’Algérie. En l’absence d’un texte officiel, l’emploi du tifinagh n’est pas encore l’affaire de l’Etat. En terme d’usage, nous pouvons distinguer deux phases. La première est relative à l’emploi du tifinagh dans les associations, par les militants ou dans les domaines relevant de l’artisanat ou des arts. Dans tous ces cas, son usage est limité à la sphère privée. Dans la seconde phase, l’emploi du tifinagh s’est élargi pour toucher aux différents aspects de la vie publique. Ici, il ne s’agit pas d’un choix, mais plutôt d’une politique officielle.
 
Dans ce qui suit, nous allons décrire le statut et l’emploi du tifinagh dans certains domaines en le comparant avec d’autres systèmes d’écriture du berbère.
 
 
3.1- L’emploi du tifinagh dans le domaine de l’enseignement
 
Rappelons que l’enseignement du berbère s’opère d’une manière régulière et officielle dans trois pays : au Maroc, en Algérie et en Libye. Au Maroc et en Libye l’enseignement se fait exclusivement en tifinagh. D’où les manuels scolaires et les supports didactiques qui sont confectionnés en employant ses caractères (Fig. 6a, 6b, 6c, 6d). Au Maroc, ceux-ci sont établis sous la supervision de l’Ircam.
 
 

Fig. 6a : Manuel scolaire de deuxième année du primaire, Maroc.
Fig. 6a : Manuel scolaire de deuxième année du primaire, Maroc. © DR‎
Fig. 6b : Manuel scolaire de sixième année du primaire, Maroc.
Fig. 6b : Manuel scolaire de sixième année du primaire, Maroc. © DR‎
Fig. 6c : Page extraite du manuel scolaire de 6e année du primaire. Ces paragraphes expliquent les objectifs de l’oral, de la lecture et de la grammaire de ce niveau.
Fig. 6c : Page extraite du manuel scolaire de 6e année du primaire. Ces paragraphes expliquent les objectifs de l’oral, de la lecture et de la grammaire de ce niveau. © DR‎
Fig. 6d : Recueil de chansons et de poèmes destinés à l’usage à l’école (support didactique). Il est édité par l’Ircam.
Fig. 6d : Recueil de chansons et de poèmes destinés à l’usage à l’école (support didactique). Il est édité par l’Ircam. © DR‎


 
Au Maroc, l’emploi du tifinagh à l’école ne concerne que le primaire à l’heure actuel. Il n’est pas utilisé seul à l’université. Il est au choix dans les rares cours consacrés à l’écriture berbère comme langue d’enseignement. En Algérie, c’est plutôt l’alphabet latin qui est employé au lieu du tifinagh dans le domaine de l’enseignement.
 
 
3.2- Le tifinagh dans le domaine de la littérature
 
La majorité des productions littéraires sont écrites en alphabet latin. Les écrivains considèrent que leurs travaux seront beaucoup plus lus s’ils emploient cet alphabet. Le lectorat s’est déjà habitué à ces caractères, qui sont universels, et par conséquent, tous les lecteurs ne fourniront pas les efforts supplémentaires pour apprendre le tifinagh qui n’est toujours pas enseigné dans toutes les écoles, que ce soit au Maroc ou en Algérie.
De plus, nous remarquons la présence d’associations qui encouragent la production littéraire, notamment chez les jeunes, en employant l’alphabet latin ; c’est le cas par exemple de la fondation Tirra dans la région sud du Maroc. Celle-ci prend en charge l’aide et l’accompagnement des jeunes écrivains en berbère, notamment en dialecte chleuh.
La présence de l’alphabet latin au détriment du tifinagh peut être justifiée par le fait que la création littéraire échappe, dans la majorité des cas, à la politique officielle des États, notamment au Maroc. En revanche, les productions littéraires financées ou éditées par l’Ircam, sont écrites en tifinagh (romans, productions littéraires destinées aux enfants ou poèmes). En outre, l’emploi des caractères arabes est limité à un nombre restreint d’ouvrages de nature littéraire. Il reste à signaler que le choix de l’un ou l’autre des alphabets se fait souvent selon des motivations idéologiques ; particulièrement le choix de l’écriture arabe.
 
 
3.3- Le tifinagh dans le paysage social
 
Dans bon nombre de cas, l’emploi de l’alphabet tifinagh revêt un aspect identitaire. Il constitue une forme de résistance et de militantisme. De ce fait, les militants et les défendeurs de la culture berbère veillent à ce que les titres des affiches, des banderoles et de tous les papiers destinés au grand public utilisent le tifinagh, et que celui-ci occupe la place centrale qu’il mérite par rapport aux autres langues, en particulier l’arabe et le français. Il s’agit ici d’un acte symbolique dont le but est de revendiquer l’emploi du berbère (avec son alphabet tifinagh) par le grand public, mais surtout par les autorités officielles.
 
Le tifinagh est devenu également l’un des symboles du mouvement berbère[6] qui lui permet de renforcer sa présence dans les manifestations et toutes les formes de protestation des différentes catégories socioprofessionnelles.
Depuis ces dernières années, le tifinagh est utilisé dans l’écriture des slogans, des banderoles et sur toutes les affiches. En effet, les représentations catégorielles sont investies par les défenseurs du berbère.
Prenons l’exemple des protestations des enseignants contractuels au Maroc. Une grande partie des affiches, des banderoles et des slogans sont rédigés en berbère avec les caractères tifinagh (Fig. 7a, Fig. 7b).
 
 

Fig. 7a : Manifestation des enseignants contractuels au Maroc[7]
Fig. 7a : Manifestation des enseignants contractuels au Maroc[7] © DR‎
Fig. 7b : Slogans dans une manifestation des enseignants contractuels au Maroc[8]
Fig. 7b : Slogans dans une manifestation des enseignants contractuels au Maroc[8] © DR‎



 
3.4- Le tifinagh dans la sphère publique
 
D’une manière générale, au Maroc comme en Libye, la présence du tifinagh regagne de plus en plus de terrain. Et même si les autorités marocaines n’ont pas encore promulgué la loi organique postulant l’emploi du berbère dans les administrations publiques ou privées, le tifinagh est présent dans certains papiers officiels, dans les titres et les noms des ministères, dans les locaux des administrations, sur les panneaux de signalisation etc. (Fig. 8a, Fig. 8b).
Quant à la Libye, les régions berbères se sont dotées d’une autonomie sur la question linguistique, dans les territoires où il est langue maternelle.
 
 

Fig.8a : Des panneaux de signalisation au Maroc
Fig.8a : Des panneaux de signalisation au Maroc © DR‎


 
 
3.5- Le tifinagh dans les nouvelles technologies, les réseaux sociaux et les médias
 
Depuis le début des années 2000, l’Ircam ainsi que certains chercheurs ou militants se sont donnés comme mission l’introduction du tifinagh dans les différents domaines liés au monde numérique. Des efforts ont été fourni pour adapter le tifinagh au système informatique, l’introduire dans les claviers, dans les applications de traduction, de conjugaison et sur les sites internet. La grande partie du travail a été fait par l’Ircam.
 
En outre, et depuis l’avènement des réseaux sociaux, nous remarquons un investissement dans la diffusion du tifinagh. Son emploi est considéré dans la grande majorité des cas comme un acte de militantisme. Cela prend différents aspects, à savoir : consacrer des groupes de discussion à l’écriture en tifinagh, utiliser le tifinagh dans l’écriture des profils des utilisateurs, notamment sur Facebook et dédier des pages et des groupes à l’apprentissage de l’amazigh avec l’alphabet tifinagh.
 
Dans la plupart des médias audiovisuels, le tifinagh n’est pas employé d’une manière systématique. Son emploi est limité à certains programmes ou certaines publicités. En revanche, dans le cas du Maroc et de la Libye, il existe des chaînes employant le tifinagh comme caractère officiel pour écrire le berbère.
 

 
 
Les manuscrits berbères anciens sont un grand témoin de l’histoire de l’écriture tifinagh qui remonte au moins au ive siècle avant J.-C. Cette écriture a pu survivre pendant des siècles surtout chez les Touaregs. Sa réadaptation à la situation sociolinguistique actuelle a commencé avec les mouvements de militants défendant la cause berbère vers la fin des années 1970, avant qu’il soit adopté officiellement comme caractère pour écrire le berbère, tout d’abord par le Maroc et un peu plus tard en Libye. Le paysage linguistique des pays du Maghreb, notamment au Maroc témoigne du retour du tifinagh pour reprendre sa place légitime après une longue prédominance des alphabets arabe et latin.
 
 
El Mustapha BARQACH et Driss RABIH
 
El Mustapha BARQACH, Chargé de cours à l’Inalco en didactique des langues. Spécialiste en didactique du berbère. 
Driss RABIH, Doctorant au Lacnad sur « Les unités phraséologiques berbères : motivation et étymologie ».  
 
 
 
Bibliographie
Aghali-Zakara M., (1984) « Vous avez dit “touareg” et “tifinagh” ? », Bull, des Études Africaines de l’Inalco, n° 7, 13-20.
 
Boukous, A. (2012). Revitalisation de la langue amazighe : défis, enjeux et stratégies, Institut royal de la culture amazighe (Ircam), Rabat.
 
Boumalk, A. (2009). « Conditions de réussite d’un aménagement efficient de l’amazigh », Asinag, 3, 2009, PP. 53-61
 
BOUNFOUR A., « Manuscrits berbères (en caractères arabes) », Encyclopédie berbère [En ligne], 30 | 2010, document M34a, mis en ligne le 22 septembre 2020, consulté le 01 septembre 2021.
URL : http://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/448
 
Camps G. (1992), Documents et filtres culturels : à propos de la faune néolithique et protohistorique de l’Afrique du Nord, in : The limitations of archaeological knowledge, Shay T., Clottes J. (Dir.), Liège, Université - Service de Préhistoire, p. 211-224 (Etudes et recherches archéologiques de l’université de Liège ; 49).
 
Camps G., Claudot-Hawad H., Chaker S. et Abrous D., « Écriture », Encyclopédie berbère [En ligne], 17 | 1996, document E03, mis en ligne le 01 juin 2011, consulté le 25 aout 2021. 
URL: https://doi.org/10.4000/encyclopedieberbere.2125
 
CHAKER S., (1984) Textes en linguistique berbère, CNRS, Marseille.
 
CHAKER S., (2011). L'écriture libyco-berbère. État des lieux et perspectives. https://www.centrederechercheberbere.fr/lecriture-libyco-berbere.html. Consulté le 05/09/2021.
 
CASAJUS Dominique, « Sur l’origine de l’écriture libyque. Quelques propositions », Afriques [En ligne], Débats et lectures, mis en ligne le 04 juin 2013, consulté le 16 septembre 2021. URL : http://journals.openedition.org/afriques/1203
 
LGUENSAT M., (2011), Aménagement graphique de tifinagh. Les questionnements relatifs à l’adaptation cursive et à l’optimalisation visuelle de la graphie amazighe. Incluant des propositions cursives, cursives stylisées et semi‐cursives pour le système tifinagh. Ircam.
 
Nejme, F.Z, Boulaknadel, S. (2012). Formalisation de l’amazighe standard avec NOOJ, JEP-TALN-RECITAL 2012, Atelier Talaf 2012: Traitement automatique des langues africaines, PP. 85–95.
 
Ouiza AIT AMARA (2020), L'épigraphie libyque et son apport à la connaissance de la société numide, in L'epigrafia del Nord Africa : novità, riletture, nuove sintesi, a cura di Samir Aounallah, Attilio Mastino, p. 537-557.
 
Royaume du Maroc, Bulletin Officiel N° 6816 en date de 26-09-2019, URL : http://www.sgg.gov.ma/Portals/1/BO/2019/BO_6816_Ar.pdf?ver=2019-10-01-155752-407  (consulté le 19/09/2021, à 17:30).
 
 
Notes 
[1] Cette région a été islamisée par les Arabes au VIII° siècle.
[2] Institut royal de la culture amazighe.
[3] C’est l’une des grandes variantes régionales de la langue berbère au Maroc. Elle se répand notamment en Moyen-Atlas au Maroc central.
[4] Processus historique par lequel une langue, à l'origine homogène ou peu différenciée, prend des formes de plus en plus différenciées sur l'aire géographique où elle est utilisée (par exemple le latin, qui éclate pour donner naissance aux diverses langues romanes). Larousse.
[5] La loi organique n°26.16 définissant le processus de mise en œuvre du caractère officiel du berbère, les modalités de son intégration dans l'enseignement et dans les domaines prioritaires de la vie publique a été publiée au Bulletin officiel n°9314, du 26 septembre 2019.
[6] Il s’agit d’un mouvement représenté par un ensemble d’associations, d’intellectuels, des militants de différents horizons. Ils partagent tous un discours dont l’objectif principal est de défendre le berbère dans tous ses dimensions : linguistique, culturelle, historique, identitaire.
[7] aswatdriouch.com, consulté le 19/09/20121, à 16 : 43.
[8] amadalamazigh.press.ma, consulté le 19/09/20121, à 18 : 21.
[9] Photo tirée du site d’information : maghrebvoices.com,
consulté le 19/09/2021 à 18 : 57.