Pashto

Le pashto est l’une des plus importantes parmi les langues iraniennes tant par le nombre de locuteurs, que d’un point de vue philologique. En effet, en termes de locuteurs, le pashto – langue indo-européenne – occupe la seconde place parmi les langues iraniennes, juste après le persan. Il est parlé de part et d’autre de la frontière afghano-pakistanaise.

Langue majoritaire en Afghanistan – c’est la langue nationale du pays – il y partage avec le persan (dari) le statut de langue officielle. Au Pakistan il a le statut de langue régionale, parlée par près de 30 millions de personnes, dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, au Balouchistan et dans les zones tribales. Karachi, avec plus de quatre millions de locuteurs demeure la plus la grande métropole pashtoune.

L’enseignement du pashto à l’Inalco a été inauguré en 1966 à la suite d’accords de coopération culturelle et technique entre la France et l’Afghanistan. L’initiative en revient à Gilbert Lazard, alors enseignant de persan aux Langues’O. A l’époque il ne s’agit que de quelques cours d’initiation. L’enseignement trouvera une structure plus stable et une forme plus accomplie dans la décennie suivante: création d’un DULCO puis d’un DS. La création d’un DREA (un peu avant l’an 2000) puis d’une licence d’études iraniennes (options kurde, persan, pashto) viendra compléter cette formation.

En Europe l’Inalco est le seul établissement à offrir une formation en pashto de façon régulière et structurée.
L’Inalco a, de plus, signé des conventions avec deux universités afghanes afin que les étudiants puissent y faire un stage de «cursus intégré» dans le département de pashto.

Le manque en traducteurs, interprètes, ou tout simplement de spécialistes de l’Afghanistan côté pashtoune est un fait avéré. Les étudiants de pashto sont donc systématiquement sollicités par diverses organisations concernées par l’Afghanistan — et, dans une moindre mesure par le Pakistan. Du CICR à la CRR.