Festival des cinémas d'Asie de Vesoul

Le Festival international des cinémas d'Asie (FICA) de Vesoul a été créé en 1995. Avec près de 30 000 entrées pour 90 films par édition, c’est le plus grand et le plus ancien des festivals de cinéma asiatique au monde et le seul à présenter des films de tout le continent asiatique, du Proche à l'Extrême-Orient.
FICA 2023

​Présentation du festival 

Le Festival des cinémas d’Asie de Vesoul est désormais le plus important des festivals concernant l’Asie en Europe. Déjà 29 ans que le FICA participe à la diffusion et la reconnaissance de cinématographies encore trop peu connues. Ses 30 000 spectateurs en attestent, le cinéma d’auteur asiatique intéresse, tout autant que l’Asie en elle-même, et c’est bien cela qui lie l’Inalco au FICA. 
 
La projection du prix Inalco est désormais un temps fort de la programmation culturelle de l’Inalco, elle constitue une découverte pour nos étudiants, d’un film iranien à un indien en passant par un indonésien...
 
Le jury Inalco composé de quatre membres - enseignant, étudiants, personnel administratif - a la chance chaque année de vivre au rythme vésulien pendant une semaine. Les étudiants, les membres du personnel et les enseignants de l'Inalco ont également l'opportunité de pouvoir profiter du festival, grâce à l'accréditation qui leur est offerte.

L'Inalco à Vesoul

Depuis 2004, début de notre partenariat avec le FICA, le jury Inalco a récompensé les cinémas d’Iran, Indonésie, Corée, Inde, Chine, Philippines, Israël et Kurdistan…avec le Prix Inalco (1 500 euros) et le Coup de cœur Inalco (symbolique). Notre jury, composé de 4 membres, juge les dix films en compétitions en compagnie du jury international et du jury NETPAC. Le film primé est ensuite diffusé dans l'auditorium de l'Inalco.

Au programme de l'édition 2023

  • Thématique : Les cinémas des diasporas asiatiques
  • Hommage : Semih Kaplanoglu
  • Focus : Cinéma philippin et de Singapour

Découvrir la sélection de la 29e édition

Participer au festival : pourquoi s'inscrire ?

Le FICA, c'est : 
  • Une chance unique pour les étudiants et les enseignants de voir des créations originales remastérisées ou en première des pays qui les concernent ;
  • Enrichir sa culture cinématographique personnelle tout en rencontrant des acteurs, réalisateurs et producteurs des cinémas d’Asie ;
  • Une possibilité pour les étudiants travaillant sur le cinéma, l’image ou l’interculturel d’accéder directement au milieu professionnel du film.
Un appel à candidatures est diffusé sur les réseaux sociaux de l'Inalco en amont du festival pour permettre aux étudiants d'intégrer le jury Inalco.

Témoignages de membres de la délégation Inalco

Notre devoir de jury, mais aussi de cinéphiles boulimiques commençait !

Avec en moyenne 4 voire 5 films par jour, il était difficile de ne pas perdre de vue notre première tâche. Comment résister à l’appel des salles obscures, des différentes sections du Festival et de la douzaine de films proposés tous les jours ? Nous avons d’abord pu voir des films de la langue et de la culture que nous étudions. Nous avons étendu notre curiosité à toutes les cultures asiatiques, à travers des cinémas de provenance et de styles très divers. Les rencontres avec les cinéastes et artistes étrangers, aussi bien pour les interviews
que les rencontres informelles, ont été un enrichissement personnel pour chacun, mais aussi un plaisir. Enfin, grâce à notre passion commune pour le cinéma, nous avons pu, loin des amphis, rencontrer des étudiants et professeurs d’autres départements de l’Inalco, travailler ensemble et tisser des liens forts. Avec de nouvelles recrues pour former le jury, beaucoup d’entre nous espèrent bien se retrouver à Vesoul l’année prochaine.


Cédric Fizet, délégation 2004

Découverte et bénévolat

Wafa Ghermani a découvert le festival international des cinémas d’Asie de Vesoul en 2001. Alors étudiante en licence, elle a choisi de le traiter comme sujet d’un devoir de sociologie du cinéma. L’année suivante, elle commençait à travailler en tant que bénévole sur le festival. Au fil des années, Wafa a pu mettre à contribution son excellente maîtrise de la langue chinoise dans l’accueil des réalisateurs sinophones, l’interprétariat et la traduction.

Quand le projet d’une rétrospective a été confirmé, Jean-Marc Thérouanne m’a proposé une perspective sur le nouveau cinéma taiwanais, Hou Hsiaohsien, Edward Yang, etc. Je lui ai proposé d’élargir la rétrospective chronologiquement en regardant ce qui avait été produit avant. Quand le budget s’est confirmé, j’ai été chargée de choisir des films. Les organisateurs souhaitaient surtout intégrer des films récents avec quatre films anciens, ceux que j’ai sélectionnés. Ensuite, il a fallu négocier les droits de certains films, comme Hidden Whispers qui était en distribution en Suisse mais dont les droits étaient à Taiwan. Pour chaque film, il a fallu négocier les droits puis
payer la location des copies à la cinémathèque, les transports et l’assurance, ce qui engage beaucoup de frais. Les distributeurs, qui se demandaient pourquoi on voulait montrer ces films, m’ont même offert un beau cadeau, tellement ils étaient contents.


Propos recueillis en 2010 par Kate Chaillat et Lucile Constant