Festival Cinémas d'Asie de Vesoul

Le Festival international des cinémas d'Asie (FICA) de Vesoul a été créé en 1995. Avec près de 30 000 entrées pour 90 films par édition, c’est le plus grand et le plus vieux des festivals de cinéma asiatique au monde et le seul à présenter des films de tout le continent asiatique, du Proche à l'Extrême-Orient.
FICA2018


​Présentation du festival 

Le Festival des cinémas d’Asie de Vesoul est désormais le plus important des festivals concernant l’Asie en Europe. Déjà 21 ans que le FICA participe à la diffusion et la reconnaissance de cinématographies encore trop peu connues. Ses 30000 spectateurs en attestent, le cinéma d’auteur asiatique intéresse, tout autant que l’Asie en elle-même, et c’est bien cela qui lie l’Inalco au FICA. Des projets sont à l’étude pour proposer des initiations linguistiques et des ouvertures sur nos civilisations sur le lieu du festival, ainsi qu’une pré-soirée à l’Inalco à Paris pour accueillir les invités avant leur départ sur Vesoul.
 
La projection du prix Inalco est désormais un temps fort de la programmation culturelle de l’Inalco à l’automne de la même année, elle constitue une découverte pour nos étudiants, d’un film iranien à un indien en passant par un indonésien. En 2017, Emma - de l'indonésien Riri Riza - a attiré 200 personnes dans notre auditorium pour un temps d’échange unique avec nos étudiants et amis de l’Inalco.
 
La délégation de l’Inalco - étudiants, enseignants et personnels – représentée sur scène par son jury composé de quatre à six membres - moitié corps enseignant moitié étudiants - a la chance chaque année de vivre au rythme vésulien pendant une semaine. Cette année, nos festivaliers iront d’un film chinois à un film géorgien, croisant d’autres qui sortiront d’un film irakien ou sri-lankais. La chance aussi de pouvoir s’entretenir avec les réalisateurs dans leur langue, de sous-titrer cette interview et d’imaginer une prolongation si le film est primé…
L’Inalco remettra cette année son 15ème prix qui succèdera au film Tharlo. Verdict mardi 7 février prochain.
 

L'Inalco à Vesoul

Depuis 2004, début de notre partenariat avec le FICA, la délégation Inalco a récompensé les cinémas d’Iran, Indonésie, Corée, Inde, Chine, Philippines, Israël et Kurdistan…avec le Prix Inalco (1 500 euros) et le Coup de cœur Inalco (symbolique). Notre jury, composé de 4 à 6 membres, juge les dix films en compétitions en compagnie du jury international et du jury NETPAC. Le film primé est ensuite diffusé dans l'auditorium lors de la saison culturelle suivante avec notre brochure dédiée au festival. 

Mais notre partenariat ne se limite pas aux prix : c'est aussi de belles rencontres avec les cinéastes invités, et autant d’échanges sur leurs inspirations, choix artistiques, envies et pratiques cinématographiques. C'est la participation active d'étudiants, enseignants et personnels de l’Inalco, tous passionnés de cinéma : chaque année, la délégation filme les entretiens avec les cinéastes, qui sont ensuite traduits et sous-titrés par nos étudiants, puis mis à disposition du grand public. Au total, ce sont presque 60 entretiens, qui loin de tomber dans l’oubli, servent désormais de support et d’accompagnement pédagogiques dans nos cursus de langues et civilisations. 

Retrouvez les interviews et articles de 2017 sur langues-O.com

Un site web dédié au FICA

L'Inalco propose un service numérique dédié à notre partenariat avec le Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul. Ce site web regroupe l'ensemble de la production Inalco réalisée ce depuis 2004. Il s'appuie en grande partie sur le travail effectué par la direction de la communication autour des brochures annuelles et maintenant du site langues-O.com consacrées au FICA. Palmarès, articles, critiques et interviews vidéos ont été indexés puis mis en ligne sur internet. 

https://fica-vesoul.inalco.fr

 

Participer au festival : pourquoi s'inscrire ?

Le FICA, c'est : 
  • Une chance unique pour les étudiants et les enseignants de voir des créations originales remastérisées ou en première des pays qui les concernent ;
  • Enrichir sa culture cinématographique personnelle tout en rencontrant des acteurs, réalisateurs et producteurs des cinémas d’Asie ;
  • Une possibilité pour les étudiants travaillant sur le cinéma, l’image ou l’interculturel d’accéder directement au milieu professionnel du film ;
  • L’occasion de travailler des interviews en langue vernaculaire et leur soustitrage pour se jeter à l’eau et acquérir des compétences professionnelles. 

Palmarès 2016

AWARDS 2017
 

CYCLO D’OR D’HONNEUR à Mme. Rakhshan Bani-Etemad (réalisatrice, Iran) pour l'ensemble de son oeuvre et à Mme. Swarna Mallawarachchi (actrice, Sri Lanka) pour l'ensemble de sa carrière.

CYCLO D’OR remis par le jury international : 500M800M de Yao Tian (Chine) pour la sensibilité et l'authenticité de la représentation du courage des montagnards par le réalisateur.

GRAND PRIX DU JURY INTERNATIONAL : Being Born de Mohsen Abdolvahab (Iran) pour la délicatesse avec laquelle le réalisateur pointe les enjeux des sociétés contemporaines.

PRIX DU JURY INTERNATIONAL : Going the Distance de Harumoto Yujiro (Japon) pour le questionnement sur les limites de l'amitié et l'engagement moral.
Mention spéciale du Jury International

MENTION SPECIALE DU JURY INTERNATIONAL : Hiromi Hakogi dans Her Mother de Sato Yoshinori (Japon)


PRIX DU JURY NETPAC (NETWORK FOR THE PROMOTION OF ASIAN CINEMA) : Going the Distance de Harumoto Yujiro (Japon) pour la justesse de son discours, la maîtrise de la grammaire cinématographique, sa juste analyse des relations entre jeunes adultes, empêtrés dans une série de besoins contradictoires d’une réalité désincarnée au coeur de la métropole nipponne.

PRIX DE LA CRITIQUE: Hotel Salvation de Shubhashish Bhutiani (Inde) pour l’humanisme de l’état des lieux personnel du pays, avec la confrontation de trois générations successives et représentatives des évolutions de l’Inde.

PRIX EMILE GUIMET : Baby Beside Me de Son Tae-gyum (Corée du Sud) pour son intense description d'un jeune homme, passant de l'adolescence à l'âge adulte, et qui tente de faire son chemin dans la vie. Et le portrait d'une jeune mère dont l'absence fait surgir les multiples facettes d'une personnalité qui reste insaisissable.

COUP DE CŒUR JURY GUIMET : Going the Distance de Harumoto Yujiro (Japon) pour son énergie dans l'expression du combat de deux orphelins qui tentent de survive à une époque de crise économique tout en cherchant leur place dans une société où l'institution familiale demeure plus importante que l'affection. Un bel hommage à l'amitié qui peut être plus profonde que les liens familiaux.

PRIX INALCO: Emma (Mother) de Riri Riza (Indonésie) pour la force de caractère, la sincérité et la luminosité de cette mère, la précision des détails, la musique et la beauté de l'image.

COUP DE COEUR INALCO : 500M800M de Yao Tian (Chine) pour une qualité d'images certaine, un choix audacieux d'une problématique sociétale difficile et des acteurs toujours justes.

PRIX DU PUBLIC DU FILM DE FICTION : The Dark Wind de Hussein Hassan (Iraq)

PRIX DU JURY LYCEENS : The Dark Wind de Hussein Hassan (Iraq)

PRIX DU PUBLIC DU FILM DOCUMENTAIRE : Un Intouchable parmi les Morts de Asil Rais (Inde)

PRIX DU JURY JEUNES : Le Cri Interdit de Marjolaine Grappe & Christophe Barreyre (France/Chine)

Éditions précédentes : nos brochures

Chaque année, les membres de la délégation Inalco rédigent des articles sur les réalisateurs interviewés, les rétrospectives, les films en compétition ou plus simplement leur coup de coeur. Ils sont ensuite publiés chaque année dans des brochures, distribuées lors ds événements liés au festival :

Brochure 2004 : 10 ans du Festival, premier prix Langues O'
Brochure 2005 : 11 ans du Festival, 2ème partenariat
Brochure 2006 : A la découverte du cinéma ouzbek
Brochure 2010 : Regard sur le cinéma taiwanais
Brochure 2011 : Familles d'Asie, regard sur le cinéma coréen, francophonie d'Asie : le Cambodge
Brochure 2012 : Regard sur le cinéma kazakh, les brulures de l'histoire, hommage à KORE-EDA Hirokazu
Brochure 2013 : Le centenaire du cinéma indien, regard sur le cinéma indonésien, l'Arménie
Brochure 2014 : Panorama du cinéma philippin, avoir 20 ans, francophonie d'Asie : le Vietnam
Brochure 2015 : Panorama du cinéma laotien, tenir en haleine, francophonie d'Asie : le Cambodge

Témoignages d'anciens étudiants

Notre devoir de jury, mais aussi de cinéphiles boulimiques commençait !
Avec en moyenne 4 voire 5 films par jour, il était difficile de ne pas perdre de vue notre première tâche. Comment résister à l’appel des salles obscures, des différentes sections du Festival et de la douzaine de films proposés tous les jours ? Nous avons d’abord pu voir des films de la langue et de la culture que nous étudions. Nous avons étendu notre curiosité à toutes les cultures asiatiques, à travers des cinémas de provenance et de styles très divers. Les rencontres avec les cinéastes et artistes étrangers, aussi bien pour les interviews
que les rencontres informelles, ont été un enrichissement personnel pour chacun, mais aussi un plaisir. Enfin, grâce à notre passion commune pour le cinéma, nous avons pu, loin des amphis, rencontrer des étudiants et professeurs d’autres départements de l’Inalco, travailler ensemble et tisser des liens forts. Avec de nouvelles recrues pour former le jury, beaucoup d’entre nous espèrent bien se retrouver à Vesoul l’année prochaine. 
Cédric Fizet, délégation 2004

Découverte et bénévolat

Wafa Ghermani a découvert le festival international des cinémas d’Asie de Vesoul en 2001. Alors étudiante en licence, elle a choisi de le traiter comme sujet d’un devoir de sociologie du cinéma. L’année suivante, elle commençait à travailler en tant que bénévole sur le festival. Au fil des années, Wafa a pu mettre à contribution son excellente maîtrise de la langue chinoise dans l’accueil des réalisateurs sinophones, l’interprétariat et la traduction. Depuis trois ans, elle est responsable des relations avec la presse aux cotés de Jean-Marc Thérouanne, fondateur du festival.

« Quand le projet d’une rétrospective a été confirmé, Jean-Marc Thérouanne m’a proposé une perspective sur le nouveau cinéma taiwanais, Hou Hsiaohsien, Edward Yang, etc. Je lui ai proposé d’élargir la rétrospective chronologiquement en regardant ce qui avait été produit avant. Quand le budget s’est confirmé, j’ai été chargée de choisir des films. Les organisateurs souhaitaient surtout intégrer des films récents avec quatre films anciens, ceux que j’ai sélectionnés. Ensuite, il a fallu négocier les droits de certains films, comme Hidden Whispers qui était en distribution en Suisse mais dont les droits étaient à Taiwan. Pour chaque film, il a fallu négocier les droits puis
payer la location des copies à la cinémathèque, les transports et l’assurance, ce qui engage beaucoup de frais. Les distributeurs, qui se demandaient pourquoi on voulait montrer ces films, m’ont même offert un beau cadeau, tellement ils étaient contents ». 
Propos recueillis en 2010 par Kate Chaillat et Lucile Constant.