Kurde

Le kurde est la langue de plus de trente millions de personnes vivant au Proche-Orient et dans la diaspora, tout particulièrement en Europe.

En Turquie où vivent plus de 18 millions de Kurdes, le kurde était interdit de tout usage public pendant 70 ans. Depuis quelques années une timide ouverture vis-à-vis de la culture kurde voit le jour d’une façon particulièrement lente. En Iran où vivent près de 10 millions de Kurdes, leur langue a toujours été écartée de tout enseignement et de toute sorte de reconnaissance officielle. Hors mis quelques livres et revues, particulièrement contrôlés, et un petit enseignement de kurde dans le département d’ethnologie à l’Université de Téhéran, et, dernièrement une petite section à l’Université de Sanandadj ; rien ne signale un encouragement quelconque de la langue et de la culture kurdes en Iran. En Syrie où vivent plus de 2 millions de Kurdes, exception faite de la période 1920-1958, la langue kurde est interdite et les Kurdes n’ont aucune existence officielle. Dans les pays de l’ex-Union-Soviétique, où le nombre des Kurdes dépassent un million d’individus, l’enseignement du kurde et les équipes de recherches sur les Kurdes étaient plus nombreux qu’après son effondrement.
La diaspora kurde en Europe avoisinerait 1,5 million. Les cours dispensés pour les enfants kurdes sont œuvres des associations et des individus qui s’y consacrent bénévolement. Les étudiants d’origine kurde ou non qui souhaitent connaître le kurde ou approfondir leur connaissance sur la langue et la civilisation kurdes, n’ont d’autres lieux que Paris, Berlin, Exeter et Uppsala pour réaliser leur désir. Dans le paysage des études kurdes, il y a le Kurdistan d’Irak, région autonome depuis près d’un quart de siècle, où l’enseignement et la recherche bénéficient de beaucoup d’aides de la part du gouvernement autonome kurde. L’enseignement en kurde est donné à l’école maternelle et ce jusqu’à l’Université, sauf dans quelques disciplines scientifiques où l’anglais est placé comme première langue.