Le Tigre de Gao Qipei s'apprête à renaître

26 mars 2026
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Le 24 mars 2025, la Maison de la Recherche de l’Inalco a accueilli une soirée inaugurale marquante : « Le départ du Tigre ». À cette occasion, amis de la Fondation, chercheurs, amateurs d’art et passionnés de culture chinoise se sont réunis autour d’une œuvre singulière : Le Tigre du peintre Gao Qipei.

Plus qu’un simple événement, cette rencontre marque le point de départ d’un projet de restauration ambitieux, destiné à redonner toute sa force à cette œuvre exceptionnelle, tout en contribuant à la valorisation du patrimoine historique de l’Inalco.
Le départ du Tigre
Le départ du Tigre © Fondation Inalco‎
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Le professeur Ji Zhe a donné une conférence intitulée "Le tigre dans la tradition chinoise"
Le professeur Ji Zhe a donné une conférence intitulée "Le tigre dans la tradition chinoise" © Fondation Inalco‎

Une soirée placée sous le signe du Tigre

La soirée s’est ouverte par une intervention de Philippe Advani, Président de la Fondation Inalco, qui a rappelé les enjeux de cette mobilisation : préserver une œuvre rare, mais aussi transmettre les savoirs et les imaginaires qu’elle incarne.

Deux regards complémentaires sont ensuite venus éclairer le public.

Le professeur JI Zhe a exploré la richesse des représentations du tigre dans la culture chinoise. Figure ambivalente, à la fois protectrice et redoutée, symbole de puissance, de bravoure ou encore motif du quotidien, le tigre traverse les époques et les usages, révélant toute la profondeur de l’imaginaire chinois.

La directrice du CNRS, Yolaine Escande, "Les traditions picturales chinoises" © Fondation Inalco‎
La directrice du CNRS, Yolaine Escande, "Les traditions picturales chinoises" © Fondation Inalco‎ © Fondation Inalco‎

Yolaine Escande, directrice de recherche au CNRS, a poursuivi cette exploration en s’attachant à la dimension artistique de l’œuvre de Gao Qipei. Elle a notamment mis en lumière une pratique picturale singulière : la peinture au doigt et à l’ongle, technique audacieuse qui confère à l’animal une vitalité et une expressivité uniques.

Une rencontre avec l’œuvre

La soirée s’est prolongée autour d’un moment d’échange convivial, avant de permettre aux invités de découvrir l’œuvre elle-même, présentée dans le salon Silvestre de Sacy du bâtiment historique de la rue de Lille. Une rencontre directe, presque intime, avec ce Tigre aujourd’hui fragilisé — et bientôt confié aux mains de Camille Schmitt, sa restauratrice.

Le Tigre de Gao Qipei
Le Tigre de Gao Qipei © Fondation Inalco‎

Un engagement pour sa renaissance

Cette soirée inaugurale marque le lancement officiel de la campagne dédiée à la restauration du Tigre de Gao Qipei.

D’ici novembre, plusieurs rendez-vous viendront rythmer cette mobilisation, offrant au public l’opportunité d’explorer les multiples dimensions de cette œuvre : son histoire, sa technique, et les savoirs qu’elle mobilise.

Soutenir cette campagne, c’est contribuer à la préservation d’un patrimoine artistique rare, mais aussi participer à une aventure de transmission — entre histoire de l’art, recherche et regard contemporain.

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Chaque mois, ces carnets vous feront entrer au cœur de la restauration : vous y découvrirez les avancées du travail, les choix qui guident les interventions, et les enjeux propres à la conservation de l’œuvre.

Ils seront aussi l’occasion d’explorer les grands thèmes qui l’entourent — techniques picturales chinoises, contextes historiques, imaginaires et dimensions philosophiques liés à la figure du tigre — à travers les regards croisés de spécialistes.