Le Tigre de Gao Qipei s'apprête à renaître
Plus qu’un simple événement, cette rencontre marque le point de départ d’un projet de restauration ambitieux, destiné à redonner toute sa force à cette œuvre exceptionnelle, tout en contribuant à la valorisation du patrimoine historique de l’Inalco.
Une soirée placée sous le signe du Tigre
La soirée s’est ouverte par une intervention de Philippe Advani, Président de la Fondation Inalco, qui a rappelé les enjeux de cette mobilisation : préserver une œuvre rare, mais aussi transmettre les savoirs et les imaginaires qu’elle incarne.
Deux regards complémentaires sont ensuite venus éclairer le public.
Le professeur JI Zhe a exploré la richesse des représentations du tigre dans la culture chinoise. Figure ambivalente, à la fois protectrice et redoutée, symbole de puissance, de bravoure ou encore motif du quotidien, le tigre traverse les époques et les usages, révélant toute la profondeur de l’imaginaire chinois.
Yolaine Escande, directrice de recherche au CNRS, a poursuivi cette exploration en s’attachant à la dimension artistique de l’œuvre de Gao Qipei. Elle a notamment mis en lumière une pratique picturale singulière : la peinture au doigt et à l’ongle, technique audacieuse qui confère à l’animal une vitalité et une expressivité uniques.
Une rencontre avec l’œuvre
La soirée s’est prolongée autour d’un moment d’échange convivial, avant de permettre aux invités de découvrir l’œuvre elle-même, présentée dans le salon Silvestre de Sacy du bâtiment historique de la rue de Lille. Une rencontre directe, presque intime, avec ce Tigre aujourd’hui fragilisé — et bientôt confié aux mains de Camille Schmitt, sa restauratrice.
Un engagement pour sa renaissance
Cette soirée inaugurale marque le lancement officiel de la campagne dédiée à la restauration du Tigre de Gao Qipei.
D’ici novembre, plusieurs rendez-vous viendront rythmer cette mobilisation, offrant au public l’opportunité d’explorer les multiples dimensions de cette œuvre : son histoire, sa technique, et les savoirs qu’elle mobilise.
Soutenir cette campagne, c’est contribuer à la préservation d’un patrimoine artistique rare, mais aussi participer à une aventure de transmission — entre histoire de l’art, recherche et regard contemporain.