Appartenances ethniques de descendant-es chinois-es à la Martinique et en Guyane

Séance du séminaire MigrAsie.
Porte asiatique
Porte asiatique © Hui-yeon Kim‎

Intervenante : Isabelle Debost, mcf, Université des Antilles (UMR Pouvoirs Histoire Esclavages Atlantique Caraïbe)
Discutant : Yu-Sion Live, mcf à la retraite, Université de la Réunion

Organisatrice : Hui-yeon KIM (Ifrae)

La Martinique, territoire de mobilités et de circulation est un espace où se tissent et se recomposent des altérités diverses. Il en est ainsi des Chinois qui migrent à partir de la fin du XIXème siècle de Chine ou qui ré-émigrent depuis la Guyane, point central d’une dispersion.

Qu’en est-il de l’expérience des descendants chinois arrivés dans les années 1990 ou de descendants de lignées plus anciennes ? Comment se penser à travers son histoire familiale ? Comment composer entre appartenance culturelle martiniquaise, guyanaise, et/ou chinoise ? Comment tout à la fois penser son histoire et l’origine, ou l’oblitérer, et être acteur ici, à la Martinique ou en Guyane ?

Pour décrypter ces problématiques, nous explorerons deux postures. La première est celle de descendants pour qui l’origine relève d’un impensé, la construction identitaire martiniquaise ou guyanaise étant centrale. La seconde, quant à elle, est celle d’une origine construite comme un ancrage culturel, les descendants s’attachant alors à une multiappartenance identitaire associant culture chinoise et culture martiniquaise ou guyanaise. C’est à travers la mise en récit d’itinéraires de vie, selon les diverses origines chinoises et les temporalités de la migration, que nous appréhenderons les registres d’appartenances sociale et culturelle.