Les massacres et le génocide arménien vus par des sources tchèques contemporaines : à la redécouverte de mémoires perdues

Séminaire mensuel Études arméniennes de l’Inalco et de la Société des études arméniennes.
Illustration de couverture de l'ouvrage Hrůzy východu (« Les horreurs de l’Orient »), de Karel Hansa
Illustration de couverture de l'ouvrage Hrůzy východu (« Les horreurs de l’Orient »), de Karel Hansa. © Sergueï Solomko (1855–1928)‎
Les massacres et le génocide arménien vus par des sources tchèques contemporaines : à la redécouverte de mémoires perdues

Cet article traite des témoignages de deux voyageurs tchèques dans l’Empire ottoman, couvrant la période allant des années 1880 du XIXe siècle à 1923. Alors que le premier document a été rédigé sous la forme de lettres décrivant un « voyage de découverte » vers les sources du Tigre et de l’Euphrate par Josef Wünsch, géologue amateur et scientifique de Renaissance nationale, la deuxième source primaire, rédigée par Vlasta Kálalová-di Lotti, était destinée à être publiée, mais n’a finalement jamais vu le jour. Ces deux sources constituent une contribution importante à la géographie humaine, en mettant l’accent sur les études du traumatisme dans le cadre des massacres arméniens (années 1890) et du génocide arménien. En tant que ego-documents, ces sources représentent une expression du témoignage du temps.

Intervenant

Doc. Petra Košťálová, Ph.D.
Département d’Ethnologie, des études de l'Europe Centrale et des études balkaniques, Université Charles, Faculté des lettres (nám. Jana Palacha 1/2, 116 38 Prague 1, Czech Republic)

Doc. Petra Košťálová, Ph.D., est diplômée d’études arméniennes et d’ethnologie (Université Charles, Prague). Elle travaille actuellement comme professeure adjointe au Département des études d’Europe de l’Est (Université Charles). Ses recherches portent sur l’ethnicité, les stéréotypes et la mémoire collective, en se concentrant sur la région du Caucase (en particulier sur l’histoire, la littérature et la culture arménienne). Elle s’occupe surtout de l’analyse textuelle des sources primaires arméniennes datant des XVIe-XVIIIe siècles (chroniques, colophons, récits de voyage).

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