De la catastrophe à ses survivances : mémoire et matérialité dans PULP OFF de Melik Ohanian

Dans le cadre du séminaire mensuel Etudes arméniennes de l'Inalco et de la Société des études arméniennes.
Une pièce d'un musée où sont exposés des oeuvres
Melik Ohanian, Pulp Off, 2014. Vue de l’exposition Stuttering, Galerie Chantal Crousel et La Douane, Paris, 2014. © PH:M.ARGYROGLO © MELIK OHANIAN‎

Intervention de Varduhi Kirakosyan, commissaire d’exposition et doctorante en histoire de l’art à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Varduhi Kirakosyan est commissaire d’exposition et doctorante en histoire de l’art à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, rattachée à l’ED 441 et au HiCSA, Histoire culturelle et sociale de l’art (UR 4100). Chargée de cours en licence depuis 2024, elle est cofondatrice du groupe de recherche QUILT, consacré à l’art et à la mobilité. Elle a co-commissarié le programme d’expositions du Festival Week-end à l’Est à Paris en 2024.

Cette intervention analyse PULP OFF (2014) de Melik Ohanian, en examinant comment la catastrophe arménienne est abordée sans recours à la représentation. À partir du dispositif et de la matérialité de l’installation, elle montre comment la mémoire s’inscrit dans des restes et des fragments, mettant en tension destruction et préservation, témoignage et impossibilité de transmission. L’œuvre configure ainsi un espace « tiers » où la mémoire transgénérationnelle se déploie dans le suspens plutôt que dans le récit.