Prix étudiant Inalco pour le manga : découvrez la présélection et le jury 2026
Le titre lauréat sera dévoilé le mercredi 3 juin 2026 lors d'une cérémonie de remise des prix organisée au musée Guimet et recevra une dotation de 2 500 euros du musée.
Le Prix Émile Guimet de littérature asiatique
9e Prix Émile Guimet de littérature asiatique
Ce prix, créé pour mettre en lumière la richesse et la diversité de la littérature asiatique traduite en français, entre dans sa neuvième édition avec une sélection d’œuvres remarquables. Lancé par le musée Guimet en 2017, il distingue, sous la présidence de Laure Adler, l’œuvre originale d’un auteur ou d’une autrice originaire d’Asie, récemment traduite et éditée en France. Il vise à promouvoir la littérature asiatique contemporaine et à encourager les échanges culturels entre l’Asie et la France. Le Prix Émile Guimet de littérature asiatique couronne un ouvrage dans trois catégories : « Roman », « Bande dessinée » (catégorie créée en 2024) et « Manga » (depuis 2025, en partenariat avec l'Inalco).
Ce prix est aussi un hommage aux traducteurs, véritables passeurs de talent dont le travail est essentiel pour permettre l’édition du livre en France et favoriser sa connaissance.
La catégorie manga
Le Prix étudiant Inalco pour le manga distingue un manga édité au Japon et traduit en français, ainsi qu'une distinction coup de cœur. Ce prix souhaite récompenser une voix et un regard constituant un apport significatif à la bande dessinée japonaise, tout en contribuant à la promotion du manga d'auteur et à faire découvrir ce vaste univers en France.
Les ouvrages présélectionnés dans la catégorie Manga
- « Les guerres invisibles » tome 1, Marina Lisa Komiya, éditions Casterman – traduit par Anaïs Koechlin
- « Les nations du soleil sanglant » tome 1, Ikka Matsuki, éditions Akata – traduit par Célia Chinarro
- « Sorcières » tome 1, Daisuke Igarashi, éditions Delcourt – traduit par Anaïs Fourny
- « Mahoromi » tome 1, Kei Tōme, éditions Le Lézard noir – traduit par Adrien Blouët
- « L’indicible », Gō Tanabe, éditions Ki-Oon – traduit par Sylvain Chollet
- « Promenons nous dans l’espace » tome 1, Inuhiko Doronoda, éditions Glénat – traduit par Karine Rupp Stanko
- « Sounds of vinyl » tome 1, Ryōichirō Kezuka, éditions Vega-Dupuis – traduit par Satoko Fujimoto et Candice Corbeel
- « Le ballet des cœurs » tome 1, Haruka Kawachi, éditions Naban – traduit par David Pollet
Le jury 2026 du Prix étudiant Inalco pour le manga
Le jury est composé de cinq étudiantes de différents départements de l'Inalco.
Mona Chailleby – Licence 2 coréen
Étudiante en 2ᵉ année de coréen à l’Inalco, Mona est particulièrement attachée aux seinen et aux récits qui privilégient la nuance plutôt que l’explication. Elle a vécu deux ans au Japon, une expérience qui a renforcé son sens de l’observation et son attention aux détails culturels et narratifs. Passée par la Human Academy, elle travaille sur un projet personnel de visual novel en parallèle de ses études, qui nourrit son intérêt pour la construction de personnages réalistes et pour une narration show, don’t tell, où la mise en scène, le rythme et le non-dit portent le sens. Elle portera une attention particulière au réalisme psychologique des personnages et à la manière dont le dessin raconte sans surligner.
Prisca Sacko-Denis – Licence 2 chinois
Après un bac général, une année en arts appliqués et actuellement en 2ᵉ année de chinois à l'Inalco, elle a découvert les mangas à l'âge de 5 ans et a grandi avec. Aujourd'hui en cursus mandarin, c'est sa passion pour le Japon qui a été sa porte d'entrée vers les différentes cultures asiatiques. Elle lit de tout et travaille actuellement sur l'exploration des mythes dans la littérature.
Nina Clément – Licence 1 japonais
Masterante en géographie à Sorbonne Université, en parallèle de ses études de japonais à l’Inalco, Nina Clément développe des recherches sur les migrations françaises vers la région Keihanshin et les expériences d’habiter. Une mobilité à l’Université de Dōshisha (Kyōto) a renforcé cette orientation et son attention aux dynamiques sociales et culturelles du Kansai, en écho à un intérêt plus ancien pour le Japon, initialement né de sa découverte des mangas.
Elle s’attache notamment à ce médium pour sa capacité à toucher des publics variés et à proposer des récits à la fois accessibles et profondément ancrés dans des contextes culturels spécifiques. Elle porte un intérêt particulier aux seinen et aux josei, qu’elle apprécie pour la diversité des registres qu’ils recouvrent et pour des récits souvent plus nuancés, laissant une place importante aux ambivalences.
Erell Lucas – Master 1 japonais
Après avoir obtenu un Bachelor en graphisme, elle suit son rêve de devenir traductrice et commence une licence de japonais à l'Inalco. Passionnée de manga et d'anime, elle est la présidente du club anime du département Études japonaises et a également participé en tant que médiatrice à une nocturne pour l'exposition « Manga. Tout un art ! » au musée Guimet. Ses recherches se consacrent au denpa-kei, un style artistique qui forgera la culture otaku dans les années 90. Elle est également une illustratrice manga.
Elise Leroy – Master 1 japonais
Titulaire d’une licence de japonais à l'Inalco et d'une licence d’histoire de l’art et d’archéologie, dominante préhistoire, à Panthéon-Sorbonne 1, elle est actuellement en Master LLCER japonais. Son sujet de Master traite des dogū, figurines en argile de l'époque Jōmon (préhistoire du Japon). Elle porte un intérêt pour ces figurines d'un point de vue archéologique, muséal et artistique, mais également pour leur place dans la société contemporaine japonaise, à travers la pop culture et notamment les mangas. Elle a travaillé plusieurs années en tant qu'interprète français-japonais lors de différents événements, comme la Japan Expo ou le salon Art Shopping au carrousel du Louvre. Passionnée par les mangas depuis l'adolescence, elle en possède une large collection aux styles très variés.