Retour sur la cérémonie des Prix de thèse Islam, Moyen-Orient et mondes musulmans 2026
Une soirée consacrée à la jeune recherche
La cérémonie de remise des Prix de thèse Islam, Moyen-Orient et mondes musulmans (IMOMM) s’est tenue le mercredi 16 septembre à l’Institut du monde arabe, aux côtés de la remise du Prix Michel Seurat.
Portés par le GIS Moyen-Orient et mondes musulmans (CNRS) et l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM – CNRS/EHESS), les prix IMOMM distinguent de jeunes docteurs dont les travaux contribuent au renouvellement de la recherche sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans. Pour cette édition, 83 candidatures ont été évaluées et cinq prix thématiques, deux prix généraux ainsi que deux mentions spéciales ont été décernés.
La cérémonie s’est ouverte en présence d’Anne-Claire Legendre, présidente de l’Institut du monde arabe, Frédéric Abécassis, directeur du GIS MOMM, Philippe Pétriat, directeur de l’IISMM, et Hubert Bazin, président de la Fondation Inalco.
La Fondation Inalco aux côtés des jeunes chercheurs
Partenaire de cette édition, la Fondation Inalco a pris part à la remise de plusieurs distinctions.
Le Prix de la thèse francophone a distingué Seçil Doğuç Ergin pour sa thèse de sociologie Configurations d’adaptation et dynamiques relationnelles sous régime de haute sécurité.
Le Prix de la thèse en langues et littératures du Moyen-Orient a été attribué à Chakib Ararou, enseignant en langue et littérature arabes à l’Inalco, pour sa thèse La Littérature marocaine face au Mashriq, des années 1920 au milieu des années 1980. Textes, édition, médiations.
Le Prix RAAMI de la recherche en histoire de l’art et archéologie des mondes de l’Islam, décerné par le Comité français d’histoire de l’art et la Fondation Inalco, a récompensé à égalité des voix Yazan Alloujami et Aïda El Khiari.
Une première pour le Prix Minou Amir-Aslani
Cette édition a également été marquée par la première remise du Prix Minou Amir-Aslani pour la recherche sur les mondes iraniens.
Créée en mémoire de Minou Amir-Aslani, la Fondation qui porte son nom perpétue l'héritage d'une femme qui incarna la force discrète, la transmission et l'exigence. La Fondation Minou Amir-Aslani est heureuse de contribuer à l'essor des études iraniennes à travers un partenariat structurant avec la Fondation Inalco, fidèle à cet esprit : encourager la connaissance, le dialogue des cultures et les passerelles entre mémoire et avenir.
Cette année marque la première édition du Prix Minou Amir-Aslani pour la recherche sur les mondes iraniens, attribué, à égalité des voix par le jury, à Guillaume Beaud et Werner Gaboreau.
Guillaume Beaud a été récompensé pour sa thèse en science politique Ruling Servants. Regime Change and the (Re)Making of the Upper Bureaucracy in Iran and Pakistan, consacrée à une analyse comparée des transformations de la haute fonction publique en Iran et au Pakistan.
Werner Gaboreau a reçu le prix pour sa thèse De l’œil du voyageur aux yeux des érudits : la place de l’Iran safavide dans la mondialisation des savoirs au XVIIe siècle, qui étudie notamment les pratiques de collecte érudite en Iran et la circulation des savoirs arabo-persans vers l’Europe au XVIIe siècle.
Une cérémonie au service de la recherche et de sa transmission
La soirée a également été marquée par la remise du Prix Michel Seurat à Jeanne Gorin, doctorante à l’Université Paris 8, ainsi que par la clôture de la promotion 2024-2026 de l’Académie doctorale HoRÉA-Maghreb 3D.
À travers son soutien à ces prix et ses partenariats, la Fondation Inalco contribue à valoriser les travaux de jeunes chercheurs et à accompagner la recherche sur les langues, les sociétés et les civilisations des différentes aires du monde.